Depuis le début de la guerre en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz, les prix de l'essence augmentent. Cela impacte forcément votre portefeuille, mais parmi les plus touchés on retrouve aussi les agriculteurs.
La raison est simple, une grande partie de l'engrais passe aussi par cette voie maritime. Résultat : le prix de l'engrais augmente et les agriculteurs ont du mal à suivre la cadence. Pour une parcelle, d'à peu près 7 hectares d’exploitation de blé, il faut compter environ 4,9 tonnes d’engrais pour entretenir ce terrain. Avant le conflit en Iran, engraisser ces quelques hectares revenait à 1715 euros pour Tim, membre de la Fédération des jeunes Agriculteurs. Aujourd’hui, ce prix est monté à 2352 euros. Soit un peu plus de 90 euros supplémentaires par hectare. Si Tim a pu anticiper cette hausse avec des réserves, c’est surtout en fin d’année que le couperet va tomber. Les céréales, c’est un peu comme la bourse. Les prix fluctuent et un bon prix de revente pourrait limiter la casse. Pour le moment, c’est l’incertitude qui domine.
En plus, de la hausse de l’engrais, l’augmentation du prix du carburant n’épargne pas non plus les agriculteurs. Pour entretenir les terres, il faut des tracteurs, et le prix du Diesel rouge a presque triplé. La peine est double pour Tim et ses confrères. Une situation qu’il vit à plusieurs niveaux puisqu’il est aussi chauffeur camion. Et si l’impact est mondial, c’est bien au niveau local que tout se joue. Cette situation, qui rappelle vaguement à Tim la crise covid, replace le circuit court au centre des préoccupations.
Après 6 semaines de guerre en Iran, le déblocage du détroit d’Ormuz est actuellement au centre des négociations. Les agriculteurs espèrent au plus vite un retour à la normale pour éviter un maximum de pertes en fin d’années.
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