La réforme des provinces avance! En 2030, il n'y aura plus d'élection pour ce niveau de pouvoir. Cette volonté s'est précisée peu avant Noël par une note du ministre wallon des pouvoirs locaux. Mais l'accélération du processus soulève plusieurs questions.
La plupart des partis politiques l’avaient annoncé dans leurs programmes électoraux en 2024, l’institution provinciale doit se réformer. Le Ministre des pouvoirs locaux vient de définir les premiers éléments.
« L’objectif du gouvernement wallon c’est de recentrer l’action du territoire provincial sur l’aide et le service aux communes, ça c’est la règle de base » rappelle François Desquesnes, Ministre wallon des pouvoirs locaux.
Une règle de base qui demande aux conseils provinciaux de se pencher sur les compétences qu’ils souhaitent garder. La date butoir était fixée au 1er janvier 2027, mais aujourd’hui, il faut aller plus vite.
« On ne s’attendait pas de cette accélération du modus operandi. Ce qui avait été envisagé avec le cabinet c’était le 31 décembre 2026. On a 7 mois en moins » constate Eric Massin , Président du Collège provincial.
« Le tempo est un peu plus rapide mais nous n’avions pas attendu que la région revienne vers nous. Nous avons déjà lancé une énorme réflexion via la plan « Agir pour l’avenir » et dans ce plan nous parlions déjà de certaines compétences que nous envisagions de transférer au niveau de la région notamment » souligne Aurore Goossens, Députée provinciale
Comme toujours, cependant, le nerf de la guerre, c’est l’argent. Par quel biais seront financées les compétences transférées ? Pour le Ministre, la réforme se veut neutre budgétairement.
« Quand on sait quel est l’état des finances de la Communauté française, moi je ne les vois pas reprendre les compétences exercées par la Province, il ne faut pas être naïf» souligne Eric Massin
« L’idée c’est de pouvoir faire des économies sur le nombre de mandats politiques. L’objectif c’est de réduire de 200 les mandataires politiques et là il y aurait une réelle économie » indique pour sa part Aurore Goossens
Car au-delà du choix des compétences à redistribuer, la réforme prévoit surtout de remplacer les conseillers provinciaux par une assemblée des bourgmestres. Reste aussi la question du personnel provincial.
« La note que j’ai déposée indique bien clairement que l’ensemble des agents seront maintenus avec leurs droits. La seule chose c’est que demain, ils n’auront peut-être plus le même employeur » explique François Desquesnes
Au niveau de la Province de Hainaut, de nombreuses questions restent néanmoins en suspens. Un calendrier de discussions a été défini.
« Ce qu’on va essayer de faire c’est d’essayer d’aboutir dans le cadre des différentes réflexions entre les différents partis de la majorité à une proposition, unanime ou pas, du collège le 5 ou le 12 mars afin de la transmettre aux conseillers provinciaux pour le conseil de mars » avance Eric Massin.
Le débat démocratique devra alors se tenir pour qu’une note atterrisse au gouvernement wallon avant le 1er mai.
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