Les éoliennes de Dour-Hensies-Quiévrain ainsi qu'une partie de celles de Quévy vont être remplacées. Les enquêtes publiques sont en cours. A terme, il y aura moins d'éoliennes mais elles seront plus grandes et plus puissantes.
Presque 20 ans déjà que la première éolienne du parc de Dour-Hensies-Quivérain a été érigée. En tout, ce sont 18 mats qui occupent actuellement cette vaste plaine. Aujourd’hui, les technologies ont évolué. Il est donc temps de penser à remplacer les éoliennes existantes..
« On va passer de 18 éoliennes à 12. A l’heure actuelle, les éoliennes font 150 mètres, là on va passer au-delà des 200 mètres » explique Benoît Mat, administrateur délégué de Ventis.
Ce changement de format, qui permettra de produire beaucoup plus, impose de changer l’implantation actuelle des éoliennes.
« Plus les éoliennes sont grandes, plus il faut les écarter sinon il y a un effet de déventement et d’autre part, les contraintes d’implantation ont changé. Le cadre éolien wallon a évolué. Les distances par rapport aux zones d’habitat ont changé et donc en fonction de tout cela certaines éoliennes vont disparaître » poursuit Benoît Mat.
Ce sera le cas de certaines éoliennes qui font actuellement partie du site du festival de Dour. A Quévy aussi, une éolienne va disparaître. Sur la partie la plus ancienne du parc, on passera de 9 à 8 mats.
Les enquêtes publiques en cours constituent l’étape indispensable pour l’obtention d’un permis unique nécessaire dans ce genre de projets. Pour voir le début des travaux, il faudra encore attendre quelques années.
« Il va y avoir une période d’instruction car même si c’est un repowering, les instructions sont les mêmes. A terme, l’autorité compétente octroiera ou non un permis et une fois qu’il est délivré, il faut compter minimum deux à trois ans pour construire » précise l’administrateur délégué.
Un délai important, d’autant qu’avant de construire, il faudra tout démonter.
« A l’exception des pales dont les processus de recyclage ne sont pas encore entièrement performants, toutes les autres parties sont recyclées. Le béton sera concassé pour faire des chemins, des aires de travail et des chemins pour la construction et la déconstruction. Pour le reste, il y a du cuivre, de l’acier, de l’aluminium, tout est entièrement recyclé » détaille l’administrateur de Ventis.
Pour le parc éolien de Quévy, l’enquête publique dure jusqu’au 18 mars et jusqu’au 30 pour Dour, Hensies, Quiévrain. Les habitants peuvent consulter leur administration pour déposer leurs remarques relatives à la demande de permis unique.
Sur le même sujet
Recommandations
Hensies - Finances dans le rouge, plan de gestion communal lancé
Holcim Obourg : un accord majeur pour développer le captage de CO2 en Belgique a été signé
Un plan d'économie annoncé par la direction d'Epicura
Le Forem et les CPAS se préparent aux exclusions des chômeurs
Hensies - Augmentation des taxes pour 2026/2031