Hope pour Harcèlement on s’y Oppose et on en Parle Ensemble. Pendant 2 semaines, les élèves de l'école communale du Cambry à Colfontaine ont organisé différentes activités autour de cette campagne contre le harcèlement.
« Regarde encore un message méchant sur le groupe. Ca va, c’est juste une blague. Oui mais pas pour celui qui lit ça tous les soirs »
Voici l’une des saynètes réalisées et filmées par les élèves de sixième primaire de l’école du Cambry. C’est l’une des actions menées pendant les deux semaines que l’école a décidé de consacrer au harcèlement, dans le cadre de la campagne Hope.
« On a décidé, mes collègues et moi-même de participer à la campagne car c’est un sujet qui touche ou peut toucher nos élèves et on voulait vraiment sensibiliser nos élèves et les parents » souligne Zina Wattiez, Institutrice de sixième primaire à l’école du Cambry.
Dans cette classe, les messages des saynètes ont reçu un écho particulier. Plusieurs élèves se sont sentis harceleurs ou ont vécu du harcèlement dans un autre établissement.
« J’étais avec un groupe d’amis qui se moquaient d’une personne et moi qui pensais que c’était pour rigoler, je me moquais aussi . Après on se rendait compte qu’elle allait dans son coin et qu’elle se sentait mal » explique Kenzo, élève de 6ème primaire.
« Le harcèlement c’est quand quelqu’un se fait insulter, frapper, c’est répétitif. Je l’ai vécu plusieurs fois. On se sent triste et on aimerait bien que quelqu’un nous aide » témoigne Yliana.
Autant dire que ces témoignages ont particulièrement motivé les élèves à relayer les messages de la campagne Hope. Si en 6ème on a choisi des saynètes, en 2ème et 3ème, on a travaillé à partir d’un personnage rempli de cicatrices pour aborder les différentes formes de harcèlement.
« J’ai demandé à mes élèves de me dire des choses ou des paroles méchantes que cet enfant aurait pu recevoir au sein de l’école. Ils ont aussi travaillé sur une affiche où on a décelé les 4 formes de harcèlement les plus connues » indique Virginie Defay, institutrice en 2ème et 3ème.
L’ensemble des concrétisations des élèves sont visibles dans la cour. Même les plus petits ont également participé à l’opération, d’une façon différente.
« On ne va pas parler directement de harcèlement, on va plutôt sensibiliser les enfants aux mots gentils, aux gestes gentils et on va les utiliser pour les mettre sur des panneaux pour pouvoir en reparler » explique Nancy Duvivier, Institutrice maternelle à l’école du Campbry.
Car c’est bien là l’objectif. Prolonger l’action Hope tout au long de l’année.
« On va travailler le harcèlement sur du long terme. Avec mes collègues, on a décidé que ça ne devait pas rester sur une ou deux semaines. On va faire notre fête scolaire sur ce thème et chaque année on voudrait faire au moins une journée ou une semaine sur ce thème » conclut Zina Wattiez.
En attendant, l’heure est à la répétition du flash mob, symbole de la campagne. Là aussi tous les enfants sont mobilisés de la première maternelle à la sixième primaire.
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