Cette fois, ça y est les élèves du secondaire sont pleinement rentrés ! C'est notamment le cas dans l'enseignement qualifiant qui voit plusieurs réformes l'impacter. Exemple au Lycée Provincial d'Hornu-Colfontaine.
Nous voilà dans l’atelier dédié aux futurs garagistes du Lycée provincial à Hornu. Jusqu’à présent une 7ème année de qualification était proposée en maintenance et diagnostic automobile. Mais cette année, les 10 élèves qui auraient dû y être inscrits ont été redirigés vers une autre filière, l’enseignement pour adultes, auparavant enseignement de promotion sociale. Une situation qu’il a fallu expliquer dès juin dernier.
« Nous nous sommes rendus dans les classes pour leur expliquer le mode de fonctionnement. La chance que nous avons c’est que la 7è TQ va être organisée au sein de notre implantation avec les professeurs qu’ils avaient eu et qu’ils auraient dû avoir dans l’enseignement de plein exercice. Donc pas de grand bouleversement chez nous pour les élèves si ce n’est qu’ils se sont inscrits dans l’enseignement pour adultes mais le cursus va s’organiser plus ou moins de la même manière » explique Etienne Luxque, directeur du Lycée provincial Hornu-Colfontaine
Cette organisation est possible parce que le pouvoir organisateur, la Province en l’occurence, dispose aussi d’une filière pour adultes. La crainte néanmoins, c’est que les ces élèves ne s’y sentent pas assez encadrés.
« Ce sont encore des jeunes de 18 ou 19 ans et à partir du moment où on n’a pas un milieu qui les rassurent, on risque de les perdre. C’est pour cela qu’on organise le basculement vers l’enseignement pour adultes dans les mêmes locaux » souligne Pascal Lafosse, député provincial en charge de l’enseignement
Néanmoins, la réforme a d’autres conséquences, sur le personnel enseignant notamment.
« Sur le Hainaut nous perdons 1500NTPP, des périodes octroyées aux professeurs, cela représente plus ou moins 70 équivalent temps plein de perte sur l’ensemble du Hainaut. Pour la régionale de Mons-Borinage, cela correspond à 10 personnes » poursuit le député provincial.
10 professeurs à Mons-Borinage mais 30 dans le Centre ! Des professeurs qui s’ils sont nommés seront recasés dans d’autres filières. Mais à terme, la réforme va aussi impacter l’encadrement.
« Comme nous n’allons plus inscrire les 7ème TQ, les années suivantes cela aura un impact. Chaque année, cela fait 10 à 12 élèves en moins et si nous descendons en-dessous d’un certain palier, nous risquons d’avoir des pertes au niveau des éducateurs » souligne Etienne Luxque.
Le report des formations de l’enseignement technique vers la filière adulte a aussi d’autres conséquences pour les pouvoirs organisateurs. Car l’aide accordée pour maintenir ces formations va décroître avec le temps…
Parallèlement à la suppression des 7ème Technique de Qualification, d’autres changements font disparaître certaines filières. Au Lycée provincial de Colfontaine, c’est le cas cette année.
« Durant l’année dernière, nous n’avons pas atteint la norme de maintien pour notre section aide-familiale et aussi de la troisième services sociaux » indique le directeur.
Des métiers qui sont pourtant en pénurie mais qui peinent à motiver les plus jeunes.
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