La maison de repos et de soins La Reposée à Cuesmes devrait changer de main. Le groupe Apricusa, propriétaire actuel, est en difficulté financière. Une procédure de reprise est en cours. L'AVIQ va surveiller de près cette procédure.
Installée à Cuesmes, la maison de repos et de soins La Reposée dispose de plus de 100 lits et de 11 appartements en résidence-service. Aujourd’hui, le groupe dont elle fait partie est en difficulté financière. En cause : des charges financières historiques et une conjoncture difficile. L’AVIQ, organisme wallon chargé de surveiller le secteur, en a été averti récemment.
« Tous les secteurs sont impactés par les récentes indexation de salaires, par l’augmentation du coût de l’énergie. La Wallonie, ce sont 602 maisons de repos et il n’y a pas 602 maisons de repos qui nous font part de grosses difficultés comme Apricusa a pu nous en faire part il y a quelques jours » souligne Lara Kotlar, porte-parole de l’Aviq.
Pour sauver certaines de ses maisons de repos, dont celle de Cuesmes, Apricusa a introduit une procédure de faillite silencieuse, afin d’assurer la continuité des services. Si l’opération est acceptée judiciairement, il faudra ensuite que l’administratif suive, ce qui prendra plusieurs semaines.
« On ne va pas être dans un nouvel agrément puisque l’activité va potentiellement perdurer. On est dans un transfert administratif qui demande une autorisation de transfert de la part de l’Aviq, de la région wallonne et du Ministre. Mais avant cela, il y a toute la procédure judiciaire qui n’est pas de notre fait » poursuit Lara Kotlar.
Apricusa de son côté n’a pas voulu s’exprimer, se concentrant sur la procédure judiciaire en cours. Quoi qu’il arrive, l’Aviq sera particulièrement vigilante à la suite du dossier.
« Pour nous, ce qui est important c’est la sécurité et le bien-être des résidents. Il nous a été assuré que l’activité allait se poursuivre, qu’il y avait un repreneur et que tout allait se passer sereinement. On demande à voir et on va rester attentifs » insiste la porte-parole de l’Aviq.
Le personnel et les résidents, à la demande de l’Aviq, ont été avertis de la procédure en cours.
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