En étant le seul à avoir déposé sa candidature, Laurent Lefebvre sera plus que vraisemblablement le futur recteur de l'UMons. Nous l'avons rencontré afin de connaître les raisons qui l'ont poussé à vouloir endosser cette fonction.
A 48 ans, Laurent Lefebvre, actuel chef du service de Psychologie Cognitive et Neuropsychologie de l'UMons, devrait devenir le plus jeune recteur de l'université. Une fonction qu'il souhaite endosser afin de poursuivre son investissement au sein de l'institution. "C'est un investissement que j'ai de longue date, puisque j'ai déjà été doyen pendant plus de huit ans de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation, la plus grande faculté en termes d'étudiants de l'Université de Mons, explique-t-il. Aujourd'hui je suis vice-recteur à l'enseignement, qui est quand même un poste que je juge très important pour le développement de mon université. Ainsi, par des discussions, par des partages de points de vue sur l'évolution de l'université, on a décidé, avec ma colistière, Laurence Ris, de candidater respectivement aux postes de recteur et première vice-rectrice".
Dans son programme, le binôme prévoit plusieurs missions. Comme s'assurer que les formations soient pérennes et en compléter certaines par des habilitations de master. Ou encore analyser la situation du bâti existant, optimiser les locaux et ancrer encore plus l'université dans sa province. "On a axé notre propos sur une volonté de consolidation de l'institution, indique le candidat au poste de recteur de l'UMons. L'Université de Mons est une jeune université, issue d'une fusion d'un ensemble de composantes. Elle a été créée en 2009 et elle a vécu très rapidement un accroissement assez extraordinaire. Il faut savoir qu'en 10 ans, plus de 100% d'étudiants nous ont rejoints. On a commencé avec un peu plus de 6.000 étudiants et aujourd'hui on est à presque 12.000. Ce qui a amené un ensemble de défis, au niveau des formations proposées, des infrastructures qui pouvaient accueillir les étudiants. Tout ça s'est fait au plus grand bénéfice de l'Université de Mons et il nous semble aujourd'hui important de le stabiliser".
Une équipe rectorale pressentie de 30 enseignants est d'ailleurs prête à rejoindre ce programme. "J'ai voulu faire en sorte que toutes les facultés, peu ou prou, soient significativement représentées dans une équipe, ajoute-t-il. On est une université qui doit travailler de manière unifiée, avec une volonté d'un projet dans lequel tout le monde doit se sentir bien. Et donc il nous a semblé important, assez précocement, c'est-à-dire il y a plus d'un an, qu'il était nécessaire de réunir des acteurs des différentes facultés, qui ont chacunes des sensibilités qui sont les leurs".
Seul candidat en lice, le Mouscronnois devrait devenir le prochain recteur de l'UMons, à partir du 1er octobre. A condition que 50% des votants soutiennent sa candidature et ne votent pas blanc. Le vote se déroulera par voie électronique les 8 et 9 avril.
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