C’est un phénomène rarement observé : les médecins et autres prestataires du domaine des soins de santé ont choisi de se croiser les bras. Et faire grève pour un médecin, c’est un comportement totalement contre intuitif.
Si celles et ceux qui ont choisi de consacrer leurs vies à soigner les autres ont aujourd’hui choisi la grève c’est que c’est le seul moyen qu’ils ont trouvé pour espérer être entendus par leur ministre Frank Vandenbroucke. Une réforme du financement des soins de santé qui n’est pas rejetée par les acteurs du secteur mais qu’ils veulent pouvoir éclairer de leurs vécus. Et être partie prenante des discussions qui les concernent au premier chef. Du côté du cabinet du ministre de la Santé, on parle d’une volonté de déconventionner, c’est-à-dire de ne plus permettre des dépassements d’honoraires alors qu’ils sont indispensables au financement des hôpitaux selon les médecins. Ce que les médecins demandent c’est que le système de financement des Hôpitaux soit revu, et que les suppléments d’honoraires ne soient plus injectés dans les équilibrages budgétaires des structures de soin. Et c’est le patient qui absorbera l’impact de la réforme prévue par le Ministre de la Santé, si elle aboutit. En attendant, malgré la grève, la continuité des soins a été assurée par les médecins, généralistes ou spécialistes. Déterminés, les professionnels du secteur des soins de santé craignent une étatisation de la médecine, qui ne saurait être bénéfique pour les patients. Ils restent mobilisés en attendant d’être invités à négocier avec le Cabinet Vandenbroucke.
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