Niché entre les marais d'Harchies et le canal Nimy-Blaton, un terrain en friche a été investi par un groupe de scientifiques de l'Institut Scientifique de Service Public.
Plantés en rang d'oignon, protégés des ravages des lapins par des gaines métalliques, des centaines d'arbres sont ici entretenus avec soin. De jeunes pousses qui participent doucement au retour de la biodiversité sur ce sol pollué par le cuivre. Les scientifiques appellent ça du phytomanagement.
Le phytomanagement, c'est un outil de gestion de site qui permet de donner de la valeur à un site qui n'en a pas actuellement. Cela peut être une valeur économique, une valeur en termes de biodiversité, une valeur sociale,...
- Florian Liénard, écotoxicologue à l'ISSeP
Ici, à deux pas de la réserve naturelle des marais d'Harchies, pas question d'exploitation économique. Le site est le lieu de deux études scientifiques. Les projets menés ici sont encore jeunes et les recherches vont lentement, au rythme de la pousse des arbres. Il faudra donc plusieurs années avant de pouvoir tirer les enseignements de ces études mais les scientifiques espèrent bientôt voir les vers de terre affluer dans cette terre qui s'enrichit peu à peu. Et avec eux, toute la biodiversité des marais d'Harchies.
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