Une centaine d’habitants ont manifesté samedi à l’appel du collectif “Vent de Colère”, contre le projet d’éoliennes de la société WPD. L’enquête en est en cours, ils dénoncent déjà un impact environnemental jugé inacceptable.
C’est une mobilisation sans précédent à Sars-la-Bruyère. Ce samedi, une centaine d’habitants se sont réunis et ont marché à l’appel du collectif “Vent de Colère” qui s'est formé dans le village, pour s’opposer à un projet d’implantation de quatre éoliennes, dans ce qui est considéré comme l’un des derniers écrins de verdure de l’entité de Frameries.
Des inquiétudes pour l’environnement et les habitants
Plus encore que l’impact visuel ou le principe des éoliennes, c’est l’emplacement du projet qui suscite l’incompréhension et la colère des riverains. Le site concerné est aujourd’hui composé de champs et de chemins de terres aux abords de zones Natura 2000 et de la foret de Colfontaine. Pour les opposants, l’installation des éoliennes impliquerait des aménagements trop lourds : création de routes d’accès, bétonnage des socles et plusieurs mois de travaux. Des transformations jugées incompatibles avec l’argument écologique avancé par le porteur de projet : la société WPD qui possède les parcelles de terrain amené à accueillir des éoliennes. Les inquiétudes portent également sur la biodiversité puisqu'il s'agit d'un point de passage d'oiseaux migrateurs, mais aussi sur les conséquences hydrologiques. La zone pourrait voir les écoulements d’eau modifiés, avec un risque potentiel pour les habitations situées à proximité, en contrebas. À cela s’ajoute la taille des infrastructures : quatre éoliennes de près de 200 mètres de haut, qui alimentent aussi la crainte d’une dévaluation immobilière chez plusieurs des riverains directs. Un sentiment largement partagé au sein du village, où la mobilisation ne cesse de prendre de l’ampleur.
Un projet encore à l’étude
Dans le cadre de l’étude d’incidences, un mât de mesure de 70 mètres, soit environ un tiers de la hauteur prévue des éoliennes, a récemment été installé sur le site. Cette structure temporaire doit permettre d’analyser le potentiel éolien ainsi que les impacts environnementaux.
Sur le plan politique, le projet fait également l’unanimité contre lui : le conseil communal de Frameries, majorité comme opposition, a rendu un avis négatif. Mais le terrain étant privé, la décision finale appartient à la Région wallonne, seule compétente pour accorder ou refuser le permis.
En attendant, les habitants de Sars-la-Bruyère comptent bien maintenir la pression. Leur objectif est clair : obtenir l’abandon pur et simple du projet.
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