Le couperet est tombé en avril. Tous les CORA fermeront pour janvier 2026. Ce matin, un protocole d'accord a été signé entre syndicats et direction. Il concerne l'organisation de la fermeture des magasins et les conditions de départ des travailleurs.
Les mines sont graves et résignées. Délégués syndicaux et direction ont partagé ce matin avec les travailleurs de Cora le contenu de l’accord signé en fin de nuit. Le spectre de la faillite a pesé sur les
négociations. Tous partiront donc avec le minimum légal et pas beaucoup plus.
« Beaucoup de gens s’attendaient à avoir un peu plus mais malheureusement l’extra-légal a été très très réduit. On a tout fait pour gratter un maximum mais on s’est concentré sur le passif social de chaque travailleur » explique Johan Sabattini, Délégué principal Setca chez Cora.
« Il y a une partie de résignation mais aussi une forme de soulagement d’enfin savoir ce qui nous attend » souligne Luc Janssens, Directeur du Shopping Cora Hornu.
A Hornu, 200 travailleurs perdront leur emploi. Ils ne devront pas prester de préavis. Des indemnités de reconversion sont prévues dans le protocole approuvé par toutes les parties.
« Cette négociation ne peut pas satisfaire. Elle était trop cadenassée mais on a pu obtenir le financement de formation pour les travailleurs et c’est important vu leur âge et leur ancienneté. Certain n’ont connu que Cora » souligne Elisabeth Lovecchio, permanente CNE
« Il va y avoir des cellules de reconversion proposées par Cora avec un minerval de 2000 euros par personne, ce qui permet aux gens de suivre des formations et de garantir une reconversion digne de ce nom » indique Johan Sabattini.
Concrètement, les premiers travailleurs quitteront l’entreprise au 30 septembre. Plusieurs vagues de licenciements se succéderont jusque fin janvier 2026.
« Ca ne va pas être facile parce qu’on va passer par des phases de licenciement, de restructuration, de réduction des surfaces de vente. Ca va être des mois compliqués » pressent Geoffrey Passager, Délégué principal Setca chez Cora.
« Graduellement, mois pas mois, un certains nombre de collaborateurs vont devoir nous quitter en fonction de la réduction des volumes dans chaque activité. Ca va être un moment pénible » ajoute Luc Janssens.
« Pendant que les travailleurs partiront, il y aura des travaux dans le magasin, ce qui va avoir un impact sur la santé et la sécurité. Les délégués devront donc être vigilants » avertit Elisabeth Lovecchio.
Les premiers rayons qui fermeront seront le non alimentaire, à commencer par le textile. La liquidation commencera dès la semaine prochaine, en même temps que les soldes. Des travaux débuteront aussi pour réduire la surface commerciale de moitié. De plus petites structures apparaîtront avec l’espoir d’y reclasser certains travailleurs licenciés.
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