La réforme des allocations de chômage a-t-elle une influence sur la création d'entreprise? Les porteurs de projets qui sont encadrés pour devenir indépendants sont-ils plus stressés? Réponses avec la couveuse d'entreprise Avomarc et des candidats.
« Je m’appelle Cyntia Godart. J’étais conductrice de bus et maintenant je suis esthéticienne chez Beauty et vous »
Ce changement radical n’aurait sans doute pas été possible sans l’accompagnement d’une couveuse d’entreprise. Cette infrastructure est là pour sélectionner des porteurs de projets et les encadrer jusqu’à ce qu’ils puissent voler de leurs propres ailes. Mais les changements actuels apportent une certaine pression.
« L’enjeu ici c’est qu’avec Avomarc j’ai fini le 28 avril. Au niveau de mon objectif, je suis au 3/4 pour pouvoir ouvrir comme indépendante. Grâce au plan tremplin, je pourrais encore tenir 1 an mais avec la pression du gouvernement, je vais devoir aller plus vite dans mes objectifs mais ce n’est pas facile » souligne Cyntia Godart, entrepreneuse.
Malgré cette réalité, Avomarc constate un certain engouement chez les candidats à l’entrepreneuriat.
« On a observé une augmentation du nombre de porteurs de projets qui souhaitent entrer en accompagnement. On est passé en 2024 de 250 à 300 personnes présentes en séance d’information à 500, fin 2025 » souligne Catherine Dammans, chargée de communication et conseillère en création d’entreprises pour Avomarc.
Après la séance d’information, il faut bien sûr passer plusieurs étapes avant d’être accepté en couveuse d’entreprises. Cécile y est entrée elle aussi suite à un licenciement.
« On passe devant un jury, on doit faire un business plan, tout un pitch de présentation et comme ça tenait la route, ça a été accepté en phase de test et là on a donc 18 mois maximum » explique Cécile Deffernez, nutrithérapeute.
Les candidats ont alors un contrat avec le Forem. Mais après l’échéance….
« Je sais que jusqu’en juin 2026, j’aurai encore mes allocations de chômage, après on m’a dit que je pourrais en avoir jusqu’en octobre 2026 mais personne n’est sûr que ça puisse continuer » s’inquiète Cécile Deffernez.
Car les règles sont en train de changer. Et tout n’est pas encore fixé, sauf certaines règles concernant les allocations de chômage.
« On a plus de gel de la dégressivité qui est possible à partir du 1er mars 2026. Donc pour les nouveaux chercheurs d’emploi qui tombe sur le chômage à partir de mars, il n’y a plus de gel de la dégressivité" indique Catherine Dammans.
Il n'y aura plus de report de la fin des droits. Par contre, la suspension de l'obligation de recherche d'emploi est maintenue.
Malgré ce contexte changeant, les porteuses de projets ne regrettent pas leur choix.
« Ca m’a fait du bien de me lancer et je ne regrette rien ! » sourit Cyntia Godart
« Oui je le refais, de toute façon à mon âge, qui ne tente rien n’a rien ! J’aurai au moins tenté de tout mettre en œuvre pour vivre de mes activités et de ma passion » ajoute Cécile Deffernez
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