Émotion et mémoire étaient au rendez-vous à Hensies pour le 50e anniversaire de la fermeture des charbonnages. Anciens mineurs, familles et habitants ont partagé un moment fort de recueillement autour d’un passé industriel toujours vivant.
Cinquante ans après la fermeture du charbonnage de Hensies-Pommeroeul, et malgré la complète disparition des infrastructures du charbonnage du Sartis, ses traces restent vives dans la région. Une cessation d'activité le 31 mars 1976, qui a laissé 3000 chômeurs et des séquelles de la mine comme la silicose et encore d'autres stigmates. Des souvenirs de la région encore brûlants. Ce week-end, à Hensies, l’hommage a été chargé d’émotion, entre chants, témoignages et anecdotes partagées par d’anciens mineurs et leurs familles, déterminés à ne pas laisser s’effacer cette histoire.
Souvenirs de mine, héritage familial
L’exposition était remplie d’objets et de photos très majoritairement fournis par les familles, fières de présenter au grand jour la mémoire de ceux qui ne sont parfois jamais remontés du fond de la mine. Ils étaient italiens, algériens , turcs ou encore marocains et tous ont participé à ce fragment de l’histoire belge. La commune d’Hensies, en collaboration avec les ASBL de souvenir minier et de nombreuses familles, a ainsi mis sur pied une exposition temporaire installée tout le week-end dans le gymnase de l’école communale. À travers objets, photos et récits, ce travail collectif s’est doublé d’une véritable démarche pédagogique menée dans les écoles, afin de transmettre aux plus jeunes l’histoire de la mine, un passé finalement pas si éloigné. Des enfants qui étaient nombreux à mettre pour la première fois des images sur leurs histoires familiales.
En ravivant avec émotion les souvenirs et les visages de celles et ceux qui ont façonné l’histoire des charbonnages de Hensies-Pommeroeul, ce week-end du souvenir rappelle avec force que derrière chaque page de ce passé industriel se trouvent des vies, des luttes et une mémoire collective essentielle à transmettre aux générations futures.
50 ans plus tard, une partie des 28 hectares du site vont se transformer en champ de panneaux photovoltaïques, la reconversion de ce qui était devenu une friche industrielle sera ainsi achevée, en passant d'une source d'énergie à une autre.
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