Le conseil d'entreprise a acté la fin de la phase 1 de la Loi Renault ce jeudi. Et les discussions entre l'entreprise et les syndicats sont assez constructives. Il y aura moins de licenciements que prévu.
Un climat serein et constructif. Ce sont les mots employés par la direction tout comme la FGTB pour qualifier leurs discussions. Dans le cadre de la transformation de Yara annoncée en octobre dernier, la phase 1 de la Loi Renault est maintenant clôturée. Et elle aura permis une forte diminution des licenciements prévus. Lionel Quebella, secrétaire centrale générale FGTB Wapi Mons-Borinage :
Les discussions ont été respectueuses. La concertation sociale prouve qu'il y a des effets bénéfiques sur l'emploi. On a pu diminuer le nombre de licenciements de 115 à 61. Ce chiffre n'est pas définitif puisqu'il y a des possibilités de reclassement sur le site. Il n'y a pas de satisfaction, ça reste une perte d'emploi, mais la casse sociale annoncée le 15 octobre a quand même été fortement limitée.
Une casse sociale limitée et surtout une transformation du site clairement justifiée du côté de la direction. C’était la volonté des syndicats : avoir des certitudes quant à l’avenir de Yara pour ne pas revivre une restructuration similaire dans quelques années. Caroline Marlair, responsable de la communication externe chez Yara Tertre :
La transformation est difficile mais nécessaire pour la viabilité et le futur du site. Nous avons décidé de nous concentrer sur des engrais plus spécifiques, adaptés au marché européen, et ça en assurant aussi nos engagements en matière de durabilité. Cela passe donc par la fermeture de notre unité d'ammoniac, avec les conséquences que l'on connait dans le cadre d'une Loi Renault.
Sur ces 61 départs annoncés par la FGTB, 25 pré-pensions seraient possibles. Pour les autres, les représentants des travailleurs espèrent des conditions favorables pour pouvoir rapidement retrouver un emploi.
Au vu de la première phase, qui s'est passée dans un climat tout à fait constructif et serein, nous avons l'intention de continuer sur cette voie en étant dans le dialogue. Bien-sûr, nous allons discuter des mesures d'accompagnement et nous savons que dans toute négociation, il peut y avoir des phases tendues. Mais nous allons mettre tous les moyens en oeuvre pour que ça se passe de cette manière jusqu'au bout.
La phase de négociation s’entamera avec une première réunion le 14 mai. La direction assure qu’aucun licenciement ne sera opéré avant fin 2025.
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