Les citoyens de plusieurs communes boraines ont dû faire attention à l'eau consommée durant quelques jours. En cause: un niveau de sulfate trop élevé, dû à un incident dans un puits de captage à Hornu. Aujourd'hui, les niveaux sont normalisés.
C’est ici, sous nos pieds, enfouis dans les prairies qu’un puits de captage d’eau de la SWDE est endommagé.
"L'origine du problème, c'est que donc nous avons un des puits de captage sur le site d'Hornu qui s'est effondré. Donc c'est un incident technique assez important. On a plusieurs puits de captage sur ce site. Mais celui qui a donc connu ce gros problème était celui qui fournissait les plus grosses quantités", explique Benoît Moulin, porte-parole de la SWDE
Ce puits se trouve à l’ouest de l’immense site hornutois de la société wallonne des eaux. Pour compenser le manque, le SWDE utilise deux autres puits qui se trouvent à l’opposé, sur la partie est. Leur problème c’est qu’ils présentent un taux de sulfate plus élevé. Pour retrouver un niveau normal, il a fallu mélanger avec d’autres ressources d’eau. IDEA fournit 170m cubes d’eau par heure.
"La teneur en sulfate est redescendue puisque la dernière mesure donne un résultat de 229 milligrammes par litre. Les sulfates ne présentent pas de toxicité directe, mais une teneur élevée dans l'eau potable peut entraîner des effets laxatifs. Et selon l'OMS, ces effets ne sont susceptible d'apparaître qu'avec des concentrations supérieures à 500 milligrammes par litre chez l'adulte et 400 milligrammes par litre chez le nourrisson", détaille le Ministre de la Santé et de l'Environnement, Yves Coppieters
Ces effets laxatifs ont inquiété la population qui peut donc se rassurer aujourd’hui. Mais l’incident n’est pas clos pour autant. La SWDE doit rétablir un puits de captage pour remplacer celui qui fait défaut. Et pour ça, elle transforme un puits de contrôle.
"À proximité du puits endommagé. Nous avions ce que nous appelons un puits de contrôle, qui n'avait pas de système de captage. Il nous permettait par sonde de mesurer le niveau de la nappe, ce qui est une information qui est très importante pour pouvoir définir les quantités que vous pouvez pomper ou pas. Et donc c'est ce puits de contrôle que nous sommes en train de transformer en puits de captage", explique Benoît Moulin.
Pour l’instant, des études sont en cours de réalisation. Les travaux devront ensuite être concrétisés. Et ça pourrait prendre plusieurs mois.
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