20 Mars 2022, 4 mai 2026, voilà un peu plus de 4 ans que les victimes de l’accident de Strépy attendent le début du procès. Il a commencé ce matin, une cour d’assises exceptionnelle puisque devant l’ampleur, les débats ont été délocalisés au Mons expo.
Une longue file s’étire devant l’entrée du bâtiment de Mons Expo. Les familles des victimes sont venues en nombre, les jambes tremblantes peut-être mais déterminées à obtenir des réponses, à essayer de comprendre pourquoi cette voiture a mortellement fauché 7 personnes et blessé 81 autres ce matin-là de carnaval. Une perspective pour essayer de supporter l’insupportable.
Les parties civiles ne sont pas seules. Depuis le début, elles sont soutenues par le service d’accueil des victimes des maisons de justice qui ont organisé des séances d’information sur les procédures spécifiques de la Cour d’Assises.
C’est là que le soutien est le plus important, la charge émotionnelle qui pèse sur les épaules des parties civiles est conséquente. Les réponses qu’elles sont venues chercher risquent de les ramener à revivre les détails de cette fameuse nuit. Et tous les outils d’accompagnement sont là bienvenus.
Cette première journée est une étape tout aussi importante qu’éprouvante pour les proches des victimes, elle est consacrée à la lecture de l’acte d’accusation, le déroulé des faits lu par l’Avocat Général. S’en suit l’interrogatoire des accusés. Comme une première confrontation.
Il s’agira de tenir bon, de rester le plus serein possible. Une épreuve supplémentaire pour un procès prévu pour durer jusqu’à la fin du mois de juin.
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