La cour d'appel de Mons examiné l'affaire Vincent Stavaux. Ce manager sportif avait été condamné à 5 ans de prison dont 2,5 ferme en 1ère instance pour attentat à la pudeur sur mineurs. L'appel a levé d'emprisonnement ferme. Une claque pour les victimes.
Ce matin, la troisième chambre de la cour d'appel de Mons examiné l'affaire Vincent Stavaux. Ce manager sportif avait été condamné à 5 ans de prison dont 2,5 ferme en première instance pour attentat à la pudeur sur mineurs. La cour d'appel a levé la peine d'emprisonnement ferme. Une claque pour les victimes.
Il n’aura pas fallu plus de 5 minutes pour que la cour d’appel de Mons lise son arrêt. Vincent Stavaux, ex manager sportif actif dans le tennis et le basket, se voit confirmer les 5 ans de prison dont il avait écopé en première instance, mais les 2,5 ans ferme sont levés. Pour les victimes, c’est une énorme déception.
« C’est la douche froide. C’est une hérésie. Les faits sont avérés, il y a eu reconnaissance de tous les faits et il s’en sort librement dans un sens, avec sursis mais il ne purgera pas de peine en prison. C’est la douche froide » répète Ludovic d’Artois, victime.
« C’est le coup de poignard. Ca fait 5 ans qu’on se bat et qu’on essaie de rendre justice à ces jeunes qui ont été violés en tant que mineurs et ce type s’en tire avec un sursis de 5 ans » souligne Jean-Pierre Lepine, père d’une victime.
Pour l’avocat de Vincent Stavaux, la décision de la Cour d’appel est qualifiée de juste.
« Les faits qui étaient reprochés étaient des faits sérieux mais qui n’avaient pas la qualification la plus importante que l’on a pour des faits de mœurs, il n’y avait pas la qualification de viol, ils étaient anciens de plus de 15 ans. Cette décision est juste et assez conforme à ce qui se fait en la matière » souligne Jean-Philippe Mayence, avocat de V. Stavaux.
Les faits reprochés se sont tenus entre 2005 et 2011. Les victimes auraient souhaité au minimum que le prévenu doive porter un bracelet électronique mais il n’en sera rien.
« Si M. Stavaux s’en sort bien et fait profil bas, ce sera comme s’il ne s’était rien passé. Il va partir dans un autre pays, vivre sa nouvelle vie pendant que d’autres traînent encore ce fardeau » souligne Hans Meert, l’une des victimes.
« M. Stavaux vit à Morzine en France et travaille dans une école de ski, en contact avec des enfants malgré tout. Donc ce qui est imposé ici n’est pas applicable là-bas. Ca a été dit à l’audience précédente mais le juge n’en n’a pas de tenu compte, c’est très regrettable » dénonce Loïc Lepine, victime.
Pour prononcer un sursis sur la totalité de la peine, la cour a tenu compte du processus de remise en question entamé par le prévenu, dès 2011, ce qui satisfait la défense.
« Le ministère public avait requis une peine de 7 ans d’emprisonnement, j’en suis conscient mais ça n’aurait pas eu beaucoup de sens et je crois que la décision rendue devrait amener la sérénité même si j’imagine que dans un premier temps les parties civiles vont peut-être réagir » indique JP Mayence, avocat.
Au-delà de leur déception, les parties civiles continuent à appeler les autres victimes potentielles à se manifester.
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