Depuis hier soir, c'est la débrouille dans les restaurants ou chez certains coiffeurs de Mons. Sans gaz, difficile de tout assumer! Dans les écoles du centre, la majorité des élèves ont été renvoyés chez eux, faute de chauffage dans les classes.
Depuis ce matin, Jean- Philippe consulte désespérément le site d’Ores. A la veille de la Saint-Valentin, la coupure de gaz tombe vraiment mal pour ce restaurateur
« Ca tombe très mal , un week-end de St Valentin. On a beaucoup de travail et beaucoup de marchandises sont entrées en prévision puisqu’on est complet.. Etant donné qu’on travaille avec des produits frais , c’est un gros manque à gagner » souligne Jean-Philippe Ransquin, restaurateur.
Un manque à gagner d’autant que ce restaurateur attend désespérément plus d’informations pour pouvoir s’organiser.
« Je suis dans mon restaurant pour attendre, comme ils ont demandé puisqu’ils devaient passer dans les commerces pour couper l’arrivée de gaz. Le problème c’est qu’on a aucune information sur ce qui va arriver. On nous dit jusqu’à dimanche mais est-ce vrai ? » s’interroge Jean-Philippe Ransquin
Et l’annonce de la coupure de gaz entraîne aussi beaucoup d’annulation. Dans ce restaurant voisin, le téléphone n’arrête pas de sonner.
« On confirme qu’on est ouvert mais on est un restaurant italien sans pâtes ! C’est un peu une catastrophe mais on essaie de trouver des alternatives. On a un four électrique, des friteuses, donc on arrive quand-même à gérer » sourit malgré tout Ludovic Quintin, restaurateur.
La débrouille, c’est donc le maître-mot pour ces restaurateurs. Débrouille aussi chez ce coiffeur voisin qui n’a plus de possibilité de chauffer son salon et surtout l’eau.
« On a des clientes courageuses qui ont bien voulu laver leurs cheveux et rincer leur couleur à l’eau froide mais… Ce qui va se passer demain c’est qu’on aura plus de chauffage et elles risquent d’avoir froid. Pas de travail, pas d’argent qui rentre » souligne Ronald Guerez, coiffeur.
Du côté des indépendants, on attend donc avec impatience le retour du gaz. Une attente aussi dans les écoles qui pour certaines ont décidé de fermer leurs portes au vu de la température dans les classes.
« Pas de chauffage, non ! Ce matin, les équipes qui sont arrivées ont constaté qu’il y avait différentes températures dans les locaux, avec parfois 16°C » indique Sébastien Mielcarek, coordinateur pédagogique de l’Ecole du futur.
Dans une école primaire communale voisine, la température varie d’une classe à l’autre et une garderie est bien évidemment assurée.
« Le corps enseignant est ici. On a quelques classes qui sont encore chauffée, donc on assuré un accueil minimum. De même les repas commandés ont été livrés » indique Argyro Gyparakis, échevine de l’enseignement à Mons.
La reprise des cours ne sera effective que lorsque la sécurité des enfants sera assurée.
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