Quévy aurait-elle une brique dans le ventre? De nombreuses opérations immobilières s'affichent au budget 2026, un budget équilibré qui ne touche pas au portefeuille des citoyens. L'opposition s'est abstenue lors du conseil communal de ce jeudi soir.
Le contexte des finances communales est compliqué. A Quévy, la majorité fait preuve de créativité pour sauver son budget 2026. Il présente un boni d’un peu plus de 18.000 euros, avec un résultat global de plus de 500.000 euros.
« On a voulu épargner l’ensemble des habitants de Quévy, malgré les contraintes qui viennent du fédéral ou de la région. On a fait preuve de créativité en mettant en place une taxe sur l’occupation du domaine public en sous-sol pour les opérateurs de télécommunications. Cette taxe devrait nous rapporter entre 150 et 200.000 euros » indique David Volant, Bourgmestre de Quévy.
Un chiffre que l’opposition attend de voir se confirmer. Elle s’est abstenue sur le budget ordinaire, pour plusieurs raisons.
« On trouve que le budget est sous-estimé. On verra à la modification budgétaire. Mais beaucoup de postes ont été à notre avis sous-estimés, comme la masse salariale et les frais de fonctionnement. Et le gros problème qu’on a soulevé, et qui a été fort débattu, c’est la cotisation de responsabilisation qui aujourd’hui est de 250.000 euros et qui pourrait avoisiner les 800.000 en 2030 » souligne Eric Dieu, conseiller communal PS.
La majorité en est bien consciente et ce gros danger touche toutes les communes.
Au niveau des investissements, la majorité communale met en avant ses grandes lignes directrices : renforcement de la sécurité, de la propreté et de la politique sociale. La sécurité routière passe par des aménagements sur la N548, entre Quévy le Grand et Genly, et 50.000 euros investis dans des caméras. D’importants travaux, pour 1,6 millions d’euros permettront de refaire la rue de Sars à Blaregnies. 300.000 euros viendront renforcer la lutte contre les inondations à Asquillies et Givry. Mais surtout Quévy se lance dans différents projets immobiliers.
« Le bâtiment qui abrite actuellement les services communaux, à savoir l’ancien lycée, va être acheté par la commune. On est en train de rencontrer des promoteurs pour y faire du logement, du commerce et une zone d’espace vert » détaille David Volant, Bourgmestre de Quévy.
Exit donc l’idée d’y faire la cité administrative, comme prévu sous l’ancienne majorité. Pour ce faire, la commune a préféré acheter un terrain à la chaussée de Beaumont pour 500.000 euros.
« On pense que c’est une mauvaise option parce que le terrain c’est une zone artisanale et donc on va se priver peut-être de l’extension de la zone. Qui plus est le projet qu’on avait prévu était plus opportun car il utilisait le bâtiment existant » regrette Eric Dieu.
La réalisation d’un nouveau bâtiment à la chaussée de Beaumont, pour 3 millions d’euros, sera confiée à une société pour entamer les travaux en 2028. Et toujours au niveau immobilier, la commune va vendre l’ancien Spar de Givry et refaire complètement le centre culturel de Bougnies pour 550.000 euros.
« On a obtenu un subside de 110.000 euros. On va refaire ce bâtiment pour avoir au rez-de chaussée un local pour les associations, avec une petite cuisine qui pourra être louée . A l’étage, il y aura une salle de psychomotricité pour l’école et d’autres activités » précise le bourgmestre.
L’opposition a préféré s’abstenir également sur le budget extraordinaire, dédié aux investissements.
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