Pas mal de crèches ont décidé de faire grève ce mercredi 16 avril pour exprimer leur colère et leurs revendications. Elles demandent plus de personnel. Les normes ONE imposent une puéricultrice pour 7 enfants. La charge de travail est trop importante.
Sophie Widendaele est directrice d’une crèche privée, non subventionnée par l’ONE. Ce mercredi, elle a décidé de ne pas faire grève…
"L'apport financier vient uniquement des parents. On estime qu'ils payent déjà relativement cher, donc on estime que c'est notre devoir d'être là pour eux, donc on a décidé de rester ouverts", explique la directrice
Ouverte, elle soutient malgré tout la grogne du secteur. Le personnel dénonce des normes ONE à côté de la réalité: une seule puéricultrice pour 7 enfants. C’est trop peu. Sophie a d’ailleurs réduit à 5 bébés l’encadrement d’une puéricultrice. Pour elle, il faut tenir compte de l’évolution du métier.
"Avant on était reconnues comme des personnes qui jouaient avec des enfants et qui faisaient du gardiennage. Aujourd'hui, ce n'est plus du tout ça, on aide les parents aussi dans leurs difficultés de tous les jours avec leur enfant" ajoute Sophie Widendaele
Un métier qui évolue. Un métier rendu plus difficile. Ici, la crèche des Ropieurs est restée vide. Le mouvement est largement suivi par les établissements de l’intercommunale Gabrielle Passelecq à Mons. Ils espèrent être compris. Mais pour augmenter les effectifs… il faut des candidats. Et là aussi le bât blesse.
"Je crois que c'est le serpent qui se mange la queue. Comme les normes sont basses, le métier est pénible. Du coup, le personnel se fatigue, il est moins sur le terrain. A partir du moment où il y a de meilleures normes, le métier est plus attractif. Les collègues ont l'impression de faire du travail de meilleure qualité en s'épuisant moins. Tout ça faciliterait les recrutements", explique Stéphane Olivier, directeur général de l'intercommunale Gabrielle Passelecq
Investir et renforcer les subsides serait donc la solution. Mais on le sait, une crèche coûte cher et elle n’est jamais rentable.
"Nous on a la chance de travailler en intercommunale, donc les communes mettent la main à la poche pour soutenir leurs crèches et équilibrer les comptes. On sait que c'est quelque chose qui est complexe. Si cette revalorisation du métier et des subsides n'est pas prise en compte par le nouveau gouvernement, on sait qu'à terme on va avoir des services pour lesquels les communes vont se poser des questions : faut-il encore rendre ce service à la population? Service pourtant essentiel" commente Mathieu Messin, président PS de l'intercommunale Irsia
Au-delà d’être entendu, c’est donc un choix politique fort que le secteur de la petite enfance attend de pied ferme
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