Non aux 113 logements, cette affichette fleurit sur les habitations du village d’Hyon. En cause : le projet immobilier Les jardins d’Hyon que les habitants ont renommé Hyon-les-Bains. Ils ne comprennent pas pourquoi un promoteur a jeté son dévolu sur ce terrain, aux caractéristiques particulières et peu propice à la construction.
« Le gros problème qui est pointé, c’est le problème des sols qui ne sont pas portants ! Nous sommes en présence de sables boulants, de sols mouvants ! J’ai peur qu’en cours de projet on dise qu’on n’arrive pas à mettre en œuvre les fondations prévues et on va utiliser des pieux. Cela change le projet. Des battages de pieux pendant 4 ans dans un village, vous imaginez le problème ! » souligne Léon Daubry, habitant d’Hyon.
La construction sur un terrain bien souvent gorgé d’eau fait aussi craindre à terme des risques d’inondations pour le village.
« Ce n’est pas possible en 2025 de construire comme il ya 50 ans. La réalité elle est là. Le réchauffement climatique il est là. En tant que citoyen, on se mobilise pour le risque d'inondation dans l’ensemble du quartier. Ce n’est pas pour nous personnellement » indique Cécile Mortier, autre habitante d’Hyon.
Les problèmes de mobilité, dans un quartier déjà fort engorgé à certains moments sont également soulignés, tout comme la forme du dossier introduit, un dossier où les incohérences ne manquent pas. Les habitants ont tout épluché.
« On a constaté des choses assez interpellantes. On nous présente Crocus Développement comme étant l’auteur du projet, alors que la société à 20.000 euros de capital. Derrière on retrouve l’immobilière Blairon. On nous propose dans l’enquête que c’est Crocus qui est propriétaire du terrain, or c’est l’immobilière Blairon...Il y a vraiment beaucoup de choses… Au niveau du bureau de l’étude d’incidence on parle d’ABV Environnement ou Développement. On a creusé, on a vu que c’est une galaxie de sociétés qui ont des conflits d’intérêt » insiste Vincent Rosart, habitant d’Hyon.
Les riverains ont jusqu’au 13 février pour faire parvenir toutes leurs remarques au Collège communal montois. Quoiqu’il arrive, ils ne désarmeront pas. Ils ont déjà différentes idées en tête pour continuer le combat. Constituer une asbl mais pas seulement.
« Une petite manifestation ! Pour attirer l’attention sur l’ampleur du projet et le périmètre sur lequel cela va se tenir. On veut aussi faire connaître le Bas Marais, un lieu-dit que peu de gens connaissent même à Hyon » remarque Cécile Mortier.
Par leur nombre et leurs remarques, les riverains hyonnais espèrent être entendus par le collège communal montois. Il analysera les lettres reçues dans le cadre de l’enquête publique en cours avant de se positionner sur la demande de permis d’urbanisme.
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