Depuis ce jeudi soir, les agriculteurs bloquent l'autoroute dans les deux sens à hauteur du poste frontière d'Hensies. Une cinquantaine de tracteurs sont sur place pour manifester contre l'accord de libre échange UE-Mercosur.
C’est aux alentours de 21h ce jeudi soir, que près de 50 tracteurs ont rejoint le poste frontière d’Hensies. Ce vendredi l’accord de libre échange entre l’Union Européenne et le Mercosur a été approuvé par une majorité des 27, le traité commercial pourrait donc être signé ce 12 janvier. Mais les agriculteurs n’en démordent pas. Ils sont prêts à prolonger leur blocage jusqu’à ce lundi. Tim Beeckman, membre de la FJA :
On espère rester trois jours, si on tient parce que les conditions météo ne sont pas avec nous. Il faut savoir que ce sont les agriculteurs qui ont déneigé les routes ce mercredi. Aujourd'hui nous sommes ici, et nous ne serons peut-être pas sur vos routes pour déneiger. C'est triste pour le citoyen, mais c'est comme ça.
Les conditions météo mêlées au blocage autoroutier rendent la situation bien compliquée pour les automobilistes. Les routes secondaires ont vite été saturées aux heures de pointe ce matin, notamment dans le centre de Quiévrain. Pour fluidifier la circulation, le stationnement est interdit dans la Grand Rue jusque lundi matin. Le chef de corps de la zone de police des Hauts-Pays, Patrice Degobert, explique :
En cas de blocage des autoroutes, nous devons essayer de fluidifier au maximum ces routes secondaires empruntées par les usagers. Depuis ce jeudi soir, nous avons mis en place des dispositifs avec les communes. C'est le cas pour Quiévrain, qui a interdit le stationnement sur certains axes pour permettre aux camions de se croiser.
En bloquant l’autoroute dans les deux sens, les agriculteurs espèrent sensibiliser les citoyens à leur cause et rappeler l’importance de consommer local. Mais c’est surtout l’accord de libre échange avec les pays du Mercosur qu’ils déplorent. Ce traité autoriserait l’importation de produits alimentaires qui ne respectent pas les mêmes normes que celles imposées en Europe. Les agriculteurs y voient une concurrence déloyale.
Il y a des produits phytopharmaceutiques interdits en Europe et autorisés par exemple au Brésil. Ce n'est pas tolérable ni pour l'agriculteur, ni pour le consommateur. Cela fait 20 ans que l'on rappelle à l'Europe que le Mercosur va tuer l'agriculture familiale.
Le blocage pourrait donc se poursuivre jusque lundi à Hensies. La zone de police des Hauts-Pays conseille d’éviter les déplacements inutiles à la frontière, pour ne pas encombrer les routes secondaires.
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