Les donneurs de gamètes doivent-ils rester anonymes ? Actuellement, les enfants issus d'un don de sperme ne peuvent pas connaître l'identité de leur donneur, mais un avant-projet de loi prévoit de tout changer.
Les dons de sperme ou d'ovocytes ont fait le bonheur de nombreuses familles. La pratique est encadrée par la loi du 6 juillet 2007, une loi qui fait aujourd'hui débat. Plusieurs enfants issus de ces dons dénoncent l'anonymat qui protège les donneurs. Des protestations qui ont été entendues par le législateur. En février, un avant-projet de loi a donc été approuvé en ce sens par le conseil des ministres.
Concrètement, cela signifie que l'anonymat des donneurs devra être levé, entièrement ou partiellement. Objectif : respecter les droits de l'enfant, et tenir compte des intérêts de tous.
Mais dans un contexte où les donneurs belges se font déjà rares, les professionnels de santé craignent que les dons viennent à manquer.
Une grande part des dons étrangers ne parviendrait donc plus à la Belgique, ce qui pourrait faire augmenter le coût des inséminations artificielles. Si les professionnels de santé se réjouissent de voir la loi changer en faveur des enfants, ils demandent à pouvoir recruter des donneurs belges.
Le recrutement des donneurs n'est pas encore sur la table des discussions, et les modalités de modification de la loi du 6 juillet 2007 ne sont pas encore connues. Mais ce qui est est sûr, c'est que les choses changeront d'ici 2027.
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