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Mons : la police des chemins de fer va-t-elle disparaître ?

Publié le 30 septembre 2020 à 15:55 - Mis à jour le 30 septembre 2020 à 16:13

Le poste de Mons de la police des chemins de fer pourrait-il disparaître ? Le projet était en tout cas dans les cartons du gouvernement Michel. Du coup, le député fédéral PS Eric Thiébaut voulait interpeller le ministre de l'intérieur, Pieter De Crem (CD&V) à ce sujet ce mercredi matin. "Je n'ai pas pu poser ma question parlementaire en commission de l'Intérieur", explique le député Eric Thiébaut. "Les travaux ont été arrêté à midi, car le Ministre a du nous quitter" ! En cause, vraisemblablement, l'actualité politique qui bouge enfin. Mais sur le fond du dossier, le Chef de Corps de la police de Mons Quévy, Jean Hubert Nicolay, reste inquiet !

"C'est un problème", affirme Jean-Hubert Nicolay. "J'ai été abasourdi d'apprendre cette nouvelle dont je n'avais rien entendu depuis ma prise de fonction en juin 2019. En plus, ma surprise est d'autant plus grande que j'ai appris cette possibilité par voie de presse..." Ambiance ! Il faut savoir qu'actuellement, la police des chemins de fer, ce sont 11 antennes régionales (dont une  à Mons) et une direction centrale. La volonté du gouvernement sortant, c'était de regrouper les antennes pour en garder 5 (Bruxelles, Anvers, Charleroi, Liège et Gand) avec deux antennes satellites (Bruges et Namur). Plus rien à Mons donc. Inacceptable pour le Chef de Corps montois. 

"L'idée, c'est de rapatrier les collègues de Mons vers Charleroi", explique Jean-Hubert Nicolay. Actuellement, 28 agents sont sensés travailler à Mons. Mais le Chef de Corps s'est renseigné et il semblerait que 13 agents y travaillent effectivement. Quoi qu'il en soit, tous devraient quitter Mons si le projet voit le jour ! "Cela veut dire des temps de trajet supplémentaires pour nos collègues pour aller à Charleroi. Mais cela signifie aussi des temps d'intervention plus importants et la non prise en charge de certains faits à la gare. Le tout retomberait inévitablement sur la police locale de Mons", déplore Jean-Hubert Nicolay.

Depuis son arrivée à la tête de la zone de police Mons/Quévy, Jean-Hubert Nicolay a tenté de renforcer les effectifs pour rentrer dans le cadre prévu par la loi. La suppression supposée du poste de la police des chemins de fer à Mons viendrait mettre à mal le travail de la police de proximité. Surtout dans un quartier prioritaire. "Quand la gare sera terminée, cela pourrait devenir une gare internationale, avec pas mal de trafic, et beaucoup de problématiques liées à ce trafic ferroviaire. Et tous les faits qui se dérouleraient dans cette zone (stupéfiants, vols et autres) devraient être traités par nos services. Je trouve que c'est un peu facile de la part de la Police Fédérale..." conclut le Chef de Corps. 

Sûr que la nomination du nouveau Ministre de l'Intérieur sera scrutée avec grande attention par Jean-Hubert Nicolay et les bourgmestres de Mons et Quévy ! 

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