Georges-Louis Bouchez à t'il commis une faute en tenant certains propos à l'égard de la FGTB et de Solidaris lors d'un conseil communal le 22 novembre 2022. Pour l'avocat du syndicat et de la mutuelle, c'est incontestable. C'est tout l'objet de la plaidoirie développée ce matin devant le tribunal civil. Du coté de la défense, on a brandi notamment l'argument de la liberté d'expression, bien que la présence de la presse semblait agaçante.
« Dans une démocratie, quand on n'est pas élu et qu'on peut gérer autant de choses, souvent ce sont des organisations parallèles, des trucs qui ne sont pas très légaux d'ailleurs (...) Il y a parfois dans le sud de l'Italie, des organisations qui arrivent à gérer toute une série de structures sans avoir aucune légitimité démocratique mais qui sont aidées par des élus pour pouvoir s'implanter à gauche et à droite dans la gestion... »
Ce sont ces propos de Georges -Louis Bouchez qui ont poussé l'Union Nationale des Mutuelles Socialistes et la FGTB à intenter une action devant le tribunal civil pour faute causant un dommage qui demande réparation.
Certes, le mot mafia n'est pas littéralement prononcé mais les mots utilisés sont révélateurs selon l'avocat Marc Uyttendaele.
Des propos qui porteraient une atteinte profonde à l'honorabilité des 2 plaignants. La liberté d'expression ne permettrait pas tout pas plus qu'une immunité parlementaire de sénateur, d'autant que les propos tenus l'étaient dans le cadre d'un mandat de conseiller communal.
Du coté de la défense de Georges-Louis Bouchez, on estime que les propos sont isolés de leur contexte et que ceux qui les ont entendu ne sont pas légion. Et maître Bernard Pinchart de rappeler qu'il y a un pas à ne pas franchir, comme dans certains pays : museler la presse, empêcher l'opposition de parler et restreindre le droit d'expression. Paradoxal, quand dans cette même plaidoirie, on s'interroge sur la présence à l'audience de la presse qui serait là « pour faire du foin » .
Les plaignants demandent réparation mais surtout la publicité d'un jugement pour autant que l'action soit recevable. Les 2 parties seront fixées le 28 février.
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