Les carburants ne cessent d'augmenter et impactent de plus en plus le porte-feuille des automobilistes. Une situation d'autant plus difficile à gérer lorsqu'on travaille loin de son domicile. Aujourd'hui plusieurs riverains dans cette situation nous ont fait part de leurs témoignages.
Il est 7 heure ce vendredi matin, Lucrezia vient de faire 45 kilomètres pour se rendre sur son lieu de travail. Face à l'augmentation du craburant,ce trajet devient de plus en plus dur à assurer quotidiennement. De plus en plus de naveteurs se tournent maintenant vers les transports en commun, une situation pas toujours faisable lorsqu'on travaille dans l'horeca.
“Le matin, je commence à 7 heure du matin donc je devrai être à la gare à 5h30 avec une heure de trajet et le soir, je finis à 23 heure donc ça n'est même pas sûr que j'aurais un train pour rentrer chez-moi donc c'est très compliqué de trouver une alternative à la voiture.“ - Lucrezia Di Geronimo, réceptionniste au Martin's Dream Hotel
Même son de cloche pour Rudy qui fait 110 kilomètres au quotidien pour se rendre à l'école où il enseigne.
“Je saurais difficilement m'organiser en fonction du train car j'ai trois ou quatre correspondances. Donc, si je prends le train, je dois être à la gare à 5H30 et j'arrive tout juste vers 8H30 pour la rentrée en classe s'il n'y a pas de retard. Alors que si je pars en voiture, je démarre de chez-moi à 7 heure et je suis assuré d'arriver à l'école à 7H50.“ - Rudy Fagniard, enseignant à l'Escalpade
Pour faire face à cette augmentation constante des prix, d'autres solutions sont envisagées comme le co-voiturage notamment. Mais là aussi, la pratique n'est pas toujours réalisable.
“Je suis l'une des seules ici au sein de l'équipe à habiter aussi loin de mon lieu de travail donc je ne saurais pas faire du co-voiturage. Ma collègue, elle, habite en France et fait quotidiennement 120 kilomètres pour venir travailler ici et elle se trouve dans la même situation que moi malheureusement.“ - Lucrezia Di Geronimo, réceptionniste au Martin's Dream Hotel
“Pour faire du co-voiturage, il faudrait déjà qu'un de mes collègues habite près de chez-moi pour pouvoir me prendre, ce qui n'est pas le cas mais il faudrait surtout que les horaires concordent pour pouvoir me ramener. Ce qui est très difficile quand on est enseignant, parfois je finis à midi et ma collègue finit à 15 heure mais je ne peux pas me permettre de rester 3 heures à attendre pour rentrer chez-moi.“ - Rudy Fagniard, enseignant à l'Escalpade
D'autres solutions plus improbables sont également envisagées. Et bien qu'elles paraissent peu réalistes, elles pourraient tout de même se concrétiser si les prix ne cessent d'augmenter.
“J'espère que le diesel va diminuer parce que sinon je ne sais vraiment pas comment je pourrais faire, hormis changer de métier.“ - Rudy Fagniard, enseignant à l'Escalpade
“J'espère vraiment que le gouvernement va intervenir sinon je vais devoir sérieusement songer à loger ici à l'hotel.“ - Lucrezia Di Geronimo, réceptionniste au Martin's Dream Hotel
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