Le Bourgmestre de Mons adopte un arrêté d’interdiction de lieu et demande la mise en observation, pouvant aboutir à l’internement, d’une personne marginalisée qui a (notamment) déféqué en rue.
Ce dimanche, une photo d’une personne déféquant en rue a été relayée sur les réseaux sociaux a suscité nombreux commentaires indignés. Les autorités montoises ont réagi par voie de communiqué :
Le Bourgmestre Nicolas Martin a pris connaissance des faits incriminés. Et tient à réagir fermement : « quelle que soit la réalité sociale des personnes concernées par les faits, rien ne peut justifier ou excuser un tel comportement. Déféquer en rue, alors qu’il existe des toilettes publiques, des services sociaux et des lieux d’accueil pour les personnes qui en ont besoin, est totalement inacceptable et ne peut en aucun cas être toléré ».
Le Bourgmestre a demandé que cette personne puisse être identifiée et que des mesures fermes soient prises à son égard. Compte tenu de la gravité des faits, tant au regard des règles de décence que de salubrité publique, le Bourgmestre a demandé qu’un arrêté d’interdiction de lieu soit pris à l’encontre de cette personne pour le centre-ville montois.
Ce lundi, la personne qui s’est rendue responsable de ces faits a pu être identifiée par les autorités. Elle sera appréhendée par la police afin de lui signaler l’arrêté qui la vise.
En outre, le Bourgmestre a demandé que l’on examine la possibilité de mettre cette personne en observation, en vue d’un possible internement. Le Parquet du Procureur du Roi va être saisi en ce sens par Nicolas Martin, qui rappelle qu’en Belgique, cette prérogative ne revient pas au bourgmestre mais aux autorités judiciaires.
Les personnes qui s’expriment en nombre sur les réseaux sociaux et qui, de manière assez surréaliste, s’attendaient à voir le Bourgmestre surgir de chez lui pour empêcher la personne de déféquer et lui faire sa toilette, peuvent donc se rappeler qu’il y a des lois dans ce pays et qu’un Bourgmestre ou un collège communal n’a pas tout pouvoir en Belgique. En l’occurrence, la libre circulation des individus qui ont ce type de profil ne relève évidemment pas de l’autorité communale.
Nicolas Martin rappelle qu’avec d’autres Bourgmestres, cela fait des années qu’il demande au Gouvernement fédéral un cadre légal pour prendre ce type de situation en main à l’échelon local. Sans succès, puisque la ministre de l’intérieur est incapable d’entendre les demandes de terrain, qu’elle ignore superbement depuis sa prise en fonction.
La Présidente du CPAS Natacha Vandenberghe, en charge des services sociaux chargés d’accompagner les marginaux qui l'acceptent (cela ne peut être contraignant aux yeux de la loi), est en contact avec les personnes qui ont relayé les photos sur les réseaux. La police également. Une équipe de police spécialisée a en effet été créée il y a plus d’un an pour gérer les agissements des marginaux. La Ville et la Police soulignent également l’importance d’alerter directement les autorités en cas d’incivilité, afin de permettre une intervention rapide et efficace.
Pour conclure, le Bourgmestre Nicolas Martin manifeste son ras-le-bol face aux comportements inciviques et à celui de nombreuses personnes marginalisées: l’absence de cadre légal efficace a pour conséquence de détériorer considérablement la qualité de vie dans les centres-villes des grandes villes du pays, dans l’indifférence complète du Gouvernement fédéral et de la ministre anversoise de l’intérieur.
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