Hygea a présenté son rapport d'activités pour 2025. Les 22 communes que couvre l'intercommunale sont passées au nouveau système de collecte. L'accent sera donc mis sur la rénovation de certains recyparcs et l'agrandissement de la recyclerie de Cuesmes.
En 2025, chaque citoyen a produit en moyenne 455 kg de déchets de matière collectées par Hygea, dont 148 kg de déchets organiques et résiduels. Des chiffres qui peuvent paraître élevés mais qui sont en baisse, notamment grâce à l’application du nouveau schéma de collecte, avec ses différents sacs et conteneurs.
« L’objectif était de se conformer au décret déchet qui obligeait la collecte séparée des déchets organiques. Mais l’ambition était aussi de créer les conditions pour la réduction de la production de déchets. Rappelons-nous qu’avant cela la production d’ordures ménagères brutes dans le sac blanc, on se situait à 185Kg par an et par habitant. Aujourd’hui on est à 122 kgs » se réjouit Jacques de Moortel, directeur d’Hygea.
Des chiffres encore appelés à diminuer. Mais les déchets sont aussi largement collectés via les recyparcs où les habitants se rendent en moyenne 7 fois par an. Dans notre région, plusieurs structures seront rénovées ou même créées .
« Les prochains travaux seront sur le recyparc de Colfontaine, avec 2 millions investis, ensuite le recyparc de Baudour et nous avons aussi dans le tuyau le recyparc de Quévy et de Mons-Jemappes » poursuit le directeur.
Dans la même veine, la recyclerie de Cuesmes sera aussi agrandie, avec la construction d’un nouveau bâtiment pour un montant d’1,6 millions d’euros.
En matière de communication, Hygea incite les habitants à installer l’application Recycle, pour tout savoir sur les collectes. Le calendrier Hygea ne sera en effet plus distribué en version papier. Par ailleurs, l’intercommunale enfonce le clou de la prévention pour certains types de déchets dangereux retrouvés dans les poubelles.
« C’est d’une part les piles ion-lithium que l’on retrouve parfois dans les PMC ou les cartons et qui donnent des départs d’incendie avec des effets catastrophiques sur nos installations, l’autre élément c’est la présence de protoxyde d’azote qui laissée dans le sac de résiduel explosent dans l’incinérateur » insiste Jacques De Moortel.
Au niveau financier, l’intercommunale doit elle aussi faire face à des recettes réduites à différents niveaux.
« On est touché sous l’angle des subsides pour les recyparcs, l’annulation des petits subsides qui permettent des activités de prévention de la production des déchets, mais nous sommes aussi touchés pour les subsides d’aide à l’emploi, les fameux points APE » poursuit le directeur.
Mais les communes affiliées peuvent être rassurées, l’objectif d’Hygea est de maintenir une quote-part stable dans les trois prochaines années, voire pour les 5 ans à venir.
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