Il y a plusieurs années déjà que l'Athénée Royal de Mons et l'Institut d'Enseignement Secondaire Paramédical Provincial ont adopté un dispositif de lutte contre le harcèlement baptisé Cyber Help.
Aujourd'hui, alors que les élèves suivent de nombreux cours à distance via un ordinateur, cet outil s'est révélé un allié précieux pour lutter contre le harcèlement.
Le harcèlement en milieu scolaire déborde de son environnement natif vers les réseaux sociaux. A l'heure où les cours se donnent à distance et que l'usage du téléphone s'est intensifié faute de rencontres, le dispositif Cyber Help, initié il y a quelques années déjà dans plusieurs écoles pilotes, prend une autre dimension.
Pascal Dalne, référent numérique cyber help, Athénée Royal de Mons : "On note une plus grande utilisation, à distance, les échanges sont plus nombreux, les risques de dérapage aussi"
Françoise Colinia, Préfète des Etudes, Athénée Royal de Mons : "Je suis atterrée, les téléphones et ordinateurs sont 18/24h dans les mains des élèves, et les victimes potentielles perdent avec les cours à distance, les protections naturelles de l'école"
Concrètement, une application chargée par les élèves sur leur téléphone, permet d'enregistrer une capture d'écran et de l'envoyer à un référent qu'on soit témoin ou victime. A l'Athénée, depuis la mise ne place du dispositif cyber help, 6 enseignants ont été formés et sont devenus référents numériques. 4 autres sont en cours de formation et les rejoindront d'ici quelques semaines. Par ailleurs, 15 élèves de plus de 16 ans sont aussi devenus cyber citoyens et sont les relais efficaces de ceux qui seraient plus à l'aise de parler à un homologue qu'à un prof.
Pascal Dalne, référent numérique cyber help, Athénée Royal de Mons : "Avec l'application, nous avons 8 dossiers qui ont été traités, sans compter les problématiques qui n'ont pas fait l'objet de dossiers où nous sommes intervenus directement"
Groupes de paroles pour permettre aux élèves d'échanger leurs ressentis, et aux professeurs de mettre en place des solutions. Et permettre aux harceleurs de prendre conscience de l'impact de leurs actes.
Françoise Colinia, Préfète des Etudes, Athénée Royal de Mons : "On essaye de conscientiser, de responsabiliser mais aussi d'écouter et de dialoguer"
Jusqu'ici la méthode, qui a fait ses preuves, n'est pas encore d'application dans toutes les écoles.
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