10 jours après l'orage qui a touché Honnelles, les riverains déblayent toujours les jardins. Pour les aider, la commune propose des collectes en prairies. En parallèle, elle entame les démarches pour faire reconnaître la tempête "calamité naturelle".
Thérèse en est déjà à son troisième voyage. Elle vient décharger les arbres endommagés, puis coupés à la suite de la tempête. Chez elle, les dégâts sont importants, alors cette prairie mise à disposition par la commune est une aubaine.
"Ça nous aide énormément parce que ça nous permet d'éviter des allers retours à la déchetterie qui est beaucoup plus loin. Suite à la mini-tornade, plusieurs pruniers se sont retrouvés par terre, donc on les a ramassés et mis de côté", explique Thérèse, habitante de Roisin
Des pruniers pour Thérèse, des bouleaux pour Marceline. Elle aussi enchaîne les remorques.
"C'est la deuxième. On va chercher une troisième. On a coupé le bouleau qui a été croqué à la tête, le prunier. On a tout découpé. Comme on n'avait pas de place où les mettre, la commune a bien fait de nous mettre des prairies", commente Marceline, habitante de Roisin
Les prairies servent de lieux de collecte. Celle du jour se déroule à Roisin. Montigny-sur-Roc et Angre ont déjà été desservies. Deux autres collectes sont organisées à Onnezies et Angreau ces jeudi et vendredi.
"On s'est rendu compte qu'il y avait vraiment beaucoup de dégâts. On parle de 600 ou 800 arbres qui ont été abattus et donc on voulait absolument leur donner une solution et un point de chute pour pouvoir déposer leurs branchages", explique le bourgmestre Matthieu Lemiez, PHA.
Honnelles est l’une des communes les plus impactées de la région. Si les particuliers font intervenir leur assurance, la commune lance en plus un appel aux riverains à constituer un dossier pour expliquer les dommages. Dans le but de faire reconnaître l’événement comme calamité naturelle. Aurélie, la patronne du Chalet du Garde, au Caillou-qui-bique a perdu beaucoup de marchandises à cause de l’orage et d’une coupure de courant de 3 jours. Son établissement est aussi fermé le temps de déblayer le chemin. Une indemnité en plus peut faire la différence.
"C'est certain, parce qu'on parle quand même d'une perte de plusieurs milliers d'euros. Donc même si c'est une petite somme, ça fera toujours bien évidemment du bien. Et ça peut aider, je pense aussi tous les riverains et les habitants. Les frais d'abattage d'arbres sont quand même assez onéreux. Surtout que là on est sur des situations complexes, donc on monte vite au niveau des devis. Et donc je pense que tout le monde sera heureux d'avoir une somme, même si elle est modeste", commente Aurélie Vilain, propriétaire du Chalet du Garde
A ce jour, plus de 60 dossiers sont déjà introduits. Le bourgmestre entend défendre les intérêts des habitants de l’entité
"Nous nous introduisons une demande de reconnaissance de calamité naturelle qui leur permettra par la suite d'être remboursés si jamais leur assurance ne prend pas certaines choses en charge. Donc c'est vraiment important. Plus on a de dossiers qui rentrent, plus fort sera le dossier et plus grande sera la chance d'être connu comme calamité naturelle", ajoute le bourgmestre de Honnelles.
Reconnaitre ou non la calamité naturelle revient au Gouvernement wallon. Les riverains ont jusqu’au 15 juillet pour apporter leur dossier. D’ici là, ils essayent de réparer les dégâts, de reprendre une vie normale. Le bois du Caillou-qui-bique doit, lui, rouvrir ce week-end.
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