Protoxyde d’azote : un fléau en hausse pour Hygea

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Utilisées en cuisine mais détournées pour des usages illégaux, les bonbonnes de protoxyde d’azote se multiplient à Mons-Borinage.

Jetées dans les bulles à verre, elles posent aujourd’hui un sérieux problème de sécurité pour l’intercommunale Hygea, notamment lors de la collecte et le transport des déchets. 
 

Plusieurs fois par semaine, Salvatore tombe sur des bonbonnes de protoxyde d’azote près des bulles à verre. Une situation récente, à laquelle il doit désormais faire face sur le terrain.


Un constat de plus en plus fréquent pour Hygea avec des risques bien identifiés, surtout quand ces bonbonnes sont abandonnées à l’intérieur des bulles à verre.
 

Une fois acheminés chez Renewi, à Villerot, les déchets sont triés sur place. À la grue, les opérateurs fouillent les tas pour repérer d’éventuelles bonbonnes, dissimulées parmi des déchets dits « non dangereux ». Un travail très minutieux.

 

En quelques minutes à peine, cinq nouvelles bonbonnes sont repérées sur la chaîne de tri. Un phénomène en hausse depuis trois ans. En 2025, près de 25 tonnes ont déjà été retrouvées, avec à chaque fois un risque d’explosion.

 

Une fois isolées, ces bonbonnes sont envoyées vers des centres spécialisés pour le traitement de ce type de gaz. Mais face à cet usage illégal, les solutions restent limitées.Si les recyparcs peuvent les accepter, Hygea n’a pas encore de réponse pour les volumes plus importants.

 

Au-delà du coût financier, c’est avant tout une question de sécurité pour l’ensemble des acteurs de la chaîne des déchets. Et un rappel à la responsabilité de chacun.


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