Après les déchets, les dangers. À Mons-Borinage, le protoxyde d’azote ne s’accumule pas seulement aux abords des bulles à verre : il inquiète aussi les autorités sanitaires et policières.
Consommé illégalement, ce “gaz hilarant” peut provoquer de graves troubles neurologiques et multiplie les comportements à risque. Quels sont les impacts concrets sur la santé et la sécurité publique ?
Présent dans les hôpitaux et en cuisine, le protoxyde d’azote est aujourd’hui consommé pour ses effets rapides et euphorisants. Pourtant, derrière ces sensations éphèmères, les risques eux sont bien réels. Sur le terrain, les médecins constatent une augmentation des cas.
Fourmillements, pertes de sensibilité, troubles de la marche. Dans les situations les plus graves, la moelle épinière est atteinte. Des séquelles parfois irréversibles.
Du côté de la zone de police des Hauts-Pays, ces faits représentent environ 10 % des dossiers liés aux stupéfiants. Les bonbonnes sont le plus souvent découvertes lors de contrôles routiers.
La loi est claire : l’usage et la détention peuvent entraîner des amendes de plusieurs centaines d’euros. En cas de trafic, les sanctions sont bien plus lourdes, avec des montants qui peuvent grimper très haut.
Au-delà des sanctions, c’est surtout la sécurité publique qui est en jeu. Un danger pour les consommateurs… mais aussi pour les autres. Les autorités appellent à une véritable prise de conscience.