Alors que tous les hôpitaux du pays devront passer en phase 1B d'ici le 26 octobre (c'est à dire 50% des lits en soins intensifs consacrés au Covid-19), sur le terrain, il semble que la situation est déjà bien plus grave. Stéphane Olivier, directeur du CHU Ambroise Paré n'y va pas par quatre chemins
«Nous faisons face en ce moment à une crise au moins aussi grave que la première... Chez nous, en hospitalisation, la phase 1B prévoit 28 lits alors que nous sommes déjà au-delà. La situation réelle est plus critique que nos obligations. Par conséquent, les équipe du CHU se préparent à passer dans les prochains jours en phase 2. Ce qui implique l'annulation des interventions chirurgicales non urgentes. En réalité, nous estimons que les personnes hospitalisées vont doubler tous les 8 jours. Ce qui va entraîner très rapidement une saturation de nos capacités.»
Des chiffres inquiétants qui obligent l'hôpital à prendre des dispositions.
« Nous n'autorisons plus les accompagnants pour les consultations sauf cas exceptionnels . Malheureusement, les patients hospitalisés ne pourront plus recevoir de visite non plus. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de réactiver notre cellule de soutien aux familles. On ne veut laisser personne en isolement total dans cette période déjà très difficile. Cette initiative permettra notamment aux proches d'obtenir des nouvelles, même si un malade est inconscient... » ajoute le directeur.
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