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Le CHU Ambroise Paré constate une baisse du nombre de diagnostics VIH

Publié le 01 décembre 2021 à 11:54 - Mis à jour le 01 décembre 2021 à 12:11

Avec l'apparition du COVID-19 et les confinements à répétition, beaucoup de personnes délaissent certaines maladies. C'est le cas des maladies sexuellement transmissibles/VIH qui connaît une chute dans son taux de dépistage. Nous avons rencontré le docteur Roland qui est infectiologue à Ambroise Paré.

Tous les ans, la date du 1er décembre marque la Journée mondiale de lutte contre le sida. L’heure est au constat à Ambroise Paré. À cause des périodes de confinements, le centre hospitalier constate qu’il y a beaucoup moins de nouveaux diagnostics d’infections au VIH. Le taux de dépistage est en chute libre suite au coronavirus.

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"En 2020, il y a eu 727 nouveaux diagnostics d'infections au VIH. C'est 21% de moins qu'en 2019. Il y a clairement un impact du Covid sur ces chiffres. D'une part, il y a eu les confinements où les gens étaient confinés chez eux, il y avait moins d'interactions sociales et de contacts sexuels. D'autre part, il y a eu une diminution et une interruption des activités médicales non urgentes. Les gens ont évité l'hôpital et les contacts médicaux."  Thomas Roland, infectiologue au CHU Ambroise Paré

L’hôpital a donc fait face à l’afflux massif de patients Covid qui s’est ajouté à leurs activités de suivi des patients avec le VIH. Ils sont 220 au sein d’Ambroise paré.

"On les a gérés à distance, on les connaît bien et ils connaissent bien leur maladie. Ils savent qu'ils ne peuvent pas arrêter leurs traitements. Avec ces patients-là, on a fonctionné avec le téléphone, on leur faisait parvenir leurs prescriptions. On a aussi gardé des plages de consultations car il reste des patients qui nécessitent des contacts plus urgents et délicats." Thomas Roland, infectiologue au CHU Ambroise Paré

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À noter qu’Ambroise Paré a pu compter sur la collaboration des milieux associatifs qui prenaient le relai lorsque les hôpitaux étaient submergés. Une aide précieuse pour ces patients atteints d’une maladie qui, rappelons-le, est incurable.

"On vit toute sa vie avec. Néanmoins, avec les traitements, on devient indétectable. On peut avoir une vie tout à fait normale à tous les niveaux, y compris sexuellement. C'est sûr qu'à côté de ça, une pandémie n'en efface pas une autre. Le Covid a un impact énorme sur nos vies. Le VIH, c'est peut-être un peu moins marqué mais l'une et l'autre pandémie a des effets collatéraux qui ne sont pas négligeables." Thomas Roland, infectiologue au CHU Ambroise Paré

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