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La gestion des déchets hospitaliers, ça ne s'improvise pas!

Publié le 26 avril 2022 à 09:09 - Mis à jour le 25 avril 2022 à 15:12

Grâce un subside wallon, les 14 hôpitaux de la zone couverte par l'intercommunale IDEA se sont penchés sur la gestion quotidienne de leurs déchets. En résulte un outil pratique, baptisé Dechospi, pour déchets hospitaliers. Le groupe Epicura met doucement en place ce logiciel pour parvenir à gérer au mieux les tonnes de déchets générés par ses différents sites hospitaliers. Exemple concret sur le site de Baudour. 

Le meilleur déchet, c'est celui qui n'existe pas. Dans les hôpitaux aussi, la chasse est ouverte. Car ici, tous les déchets produits par l'institution sont incinérés. Pour un groupe comme Epicura cela représente 900T en 2021 dont 250 sur le site de Baudour. Avec un coût important.

« Les déchets hospitaliers pour Epicura, c'est plus de 500.000 euros puisqu'on arrive à près de 600.000 euros TVAC annuellement. La majorité des coûts, ce sont les déchets hospitaliers qui sont incinérés, B1 ou B2. Le déchet B1, c'est comme une poubelle grise chez vous. Un déchet B2, c'est celui qui provient d'un patient qui a un risque de contamination », explique François bénit, Directeur adjoint du département logistique d'Epicura.

Dans les services, un tri s'impose. Ces grands contenants sont destinés aux déchets avec risque de contamination. Pour les aiguilles par exemple, ce sont ces boîtes qui sont utilisées. Tant les contenants jaunes que les autres poubelles sont ensuite répartis dans de grands conteneurs qu'il faut amener sur une dalle de tri. C'est le rôle quotidien très important assuré par cet ouvrier. La gestion des déchets d'un hôpital, ça ne s'improvise pas.

« Chaque filière de déchets a son traitement spécifique. On trouve de tout dans un hôpital : des produits dangereux, chimiques, des produits B1, B2...Chaque filière doit être prévue dès sa source et avoir le traitement adéquat pour éviter tout risque », souligne Frédéric Schumacher, Directeur des projets transversaux du groupe Epicura.

La logistique complexe de la gestion des déchets génère aussi des coûts plutôt cachés. Et c'est là tout l'enjeu du logiciel développé dans le cadre du projet Dechospi. Comptabiliser tous ces coûts pour mieux les maîtriser...

« Ca nous a permis de relire tous nos processus, de les réanalyser pour apporter les corrections nécessaires. Ca nous a permis aussi de corriger et d'adapter nos procédures pour faire en sorte que notre filière soit aboutie », poursuit Frédéric Schumacher.


Au-delà de l'aspect financier, il y aussi un souci de limiter les risques sanitaires.

« L'aspect logistique de la gestion des déchets est un élément phare. Ca ne peut pas être improvisé vu la complexité mais aussi à cause de la dangerosité potentielle de certains types de déchets », insiste le directeur des projets transversaux.

Quant aux déchets non hospitaliers produits dans l'institution, tant au niveau du personnel que des visiteurs, ils font aussi l'objet d'un tri.

« Au niveau des patients, à l'accueil, aux entrées, nous avons des îlots de tri. C'est à chacun de trier : PMC, les normaux et les papiers-cartons », ajoute François Bénit.

L'outil Dechospi, de gestion des déchets hospitaliers, va maintenant être assimilé et adapté à chacune des institutions partie prenante du projet pilote. A terme, il sera proposé à tous les hôpitaux de la région wallonne.

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