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A la découverte des terrils transfrontaliers

Publié le 13 mai 2022 à 15:45

Se balader sur les terrils, c'est se plonger dans l'histoire mais aussi dans notre environnement naturel et actuel. Pour vous guider, un projet transfrontalier entre le Hainaut et les Hauts de France a permis de mettre sur pied un portail internet qui répertorie les terrils accessibles et leurs caractéristiques. A Boussu, Destination Terrils épingle notamment le terril sainte Désirée, mais ce n'est pas le seul qui est mis en valeur dans notre région. 

C'est grâce au projet transfrontalier Interreg Destination Terrils que ce panneau didactique a pris place récemment au pied du terril Sainte Désirée à Hornu. Il permet de prendre conscience de l'intérêt actuel de ces témoins du passé.

« Il y a un aspect touristique. On essaie aussi de valoriser le patrimoine historique des terrils. Ils sont maintenant laissés à l'abandon et la nature a repris ses droits. D'un point de vue historique, patrimonial mais aussi environnemental, ce sont des endroits intéressants » explique Jil Leclercq, conseillère en environnement à Boussu.

Intéressant d'autant plus qu'un circuit de promenade permet facilement d'atteindre le sommet de ce terril qui culmine à seulement trente trois mètres. A cette hauteur s'ouvre néanmoins un large panorama sur le Borinage. Mais les terrils, ce sont devenus avant tout des repères pour la faune et la flore indigènes.

« Il y a beaucoup d'aubépines, une espèce intéressante tant pour le pollinisateurs que pour les oiseaux », poursuit la conseillère en environnement.

Changement de décor, nous voici maintenant au terril Saint-Antoine, situé sur les communes de Boussu et Dour. Avec ses 33 hectares de superficie et son kilomètre de longueur, il constitue un atout majeur pour la biodiversité dans notre région.

« C'est un site de grand intérêt biologique. Le terril Saint-Antoine accueille des espèces protégées dont le crapaud calamite. Le SPW vient faire des réaménagements pour les mares en faveur de ce fameux crapaud » souligne Jil Leclercq.

Ce sont toutes ces informations précises que vous pouvez retrouver sur le site internet, Destination Terrils. Cet outil pratique regroupe des terrils publics, et donc accessibles, sur tout un sillon franco-belge.

« Dans le cadre de Destination Terrils, il ya de terrils qui vont de Charleroi jusque quasiment la région lilloise », précise Olivier Platteau, guide touristique des terrils.

Des balades, en groupe avec guide accompagnateur, sont parfois programmées pour permettre de découvrir certains sites. De quoi appréhender l'histoire d'un terril et toutes ses caractéristiques.

« Au niveau de l'Héribus, il est accessible. Il ya une série de fumerolles qui sont visibles. C'est un mécanisme chimique qui permet à l'eau de s'évaporer grâce à des cheminées naturelles que l'on peut voir en hiver » indique Olivier Platteau.

Stigmates du riche passé minier de notre région, les terrils peuvent aujourd'hui encore étonner. Leur attrait environnemental procure aussi de beaux moments de loisirs, non motorisés.

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