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Assises du Hainaut - meurtre de Michel Robette : portrait de 2 des accusés!

Publié le 17 janvier 2019 à 18:17 jeu 17/01/2019 - 18:17

Après un portrait très peu flatteur dressé par la famille de Gabriel Place hier, ce jeudi est consacré aux témoins de moralité sur les personnalités de Eric Van Hoe et Geoffrey Simoncini, les 2 autres accusés de torture et de meurtre sur la personne de Michel Robette, un octogénaire d'Herchies, tabassé à mort à son domicile. Des faits d'une extrême violence qui s'étaient produits la nuit du 25 novembre 2016.

 

Eric Van Hoe : victime et bourreau...

La violence, c'est un mode de vie ancré chez Eric Van Hoe dit « Pablo », surtout quand il est sous l'emprise de l'alcool et/ou de la drogue... Son ancienne petite amie Loredana peut en témoigner, elle qui a été victime de plusieurs scènes de coups. La pire et la dernière : « la nuit du 30 juillet 2015, il s'est acharné à coups de poings sur mon visage, j'étais couchée sur la rue, heureusement qu'un automobiliste est intervenu... » raconte Loredana. Des faits qui seront condamnés d'une peine de 37 mois de prison avec sursis.

Au niveau familial, « il faudrait parfois un power point pour s'y retrouver » sourit le président de la cours d'assises... Et pour cause : coté paternel Eric Van Hoe à 1 frère, 5 demi-frères et 3 demi-soeurs. Techniquement, c'est André Van Hoe, le père d'Eric mais aux yeux de loi, il a été reconnu par son frère... qui avait alors 13 ans.

Pendant la plupart de son existence l'accusé à vécu dans des conditions de précarité, de maltraitance et de violence extrême. En 2003, Eric Van Hoe à 13 ans, il est placé sous la garde de sa demi-soeur par décision de justice « Eric a toujours été la bête noire de notre père, il l'a attaché à un pneu de camion avec une chaîne devant la caravane où ils vivaient, toute la journée, il ne pouvait rentrer que la nuit, il a vécu l'enfer pendant toute sa vie » explique Françoise

André Van Hoe est un homme violent, qui fait main basse sur toutes les allocations qu'il dilapide au casino. Et quand il n'y a plus rien à manger la famille doit aller faire les poubelles...   Devant la cour d'assises, le patriarche ne nie pas sa brutalité envers son fils, mais il l'explique «  A l'époque, on ne le savait pas mais Eric était hyper actif, je n'avais trouvé que cette solution »... Et de conclure, Eric ne devrait pas être là, c'est de ma faute, j'ai du choisir entre lui et mes autres enfants, je l'ai laissé tomber.... »

Geneviève, la maman d'Eric Van Hoe, témoigne en larme ce matin, elle aussi se faisait battre par son compagnon et n'osait pas s'interposer quand il s'en prenait à Eric.... Mais quand à l'age de 16 ans, il retourne chez sa mère, c'est lui qui se met à la cogner..

 

Geoffrey Simoncini : Celui qui a pris le mauvais chemin...

Geoffrey Simoncini est « un bon garçon, il est gentil, serviable, mais il a un problème de dyslexie et d'alcool » son papa – qui dit l'avoir élevé à la dure- continue la description : « il est peureux, de toute sa vie il a toujours reçu des coups des autres, c'est un faible, mais lui il ne ferait pas de mal à une mouche, je suis sûr qu'il n'a rien fait, qu'il n'a pas frappé la victime et qu'il s'est mis dans un coin ».  Et la maman d'ajouter « Geoffrey est un enfant merveilleux et hyper sensible, je suis certaine qu'il n'a pas touché Monsieur Robette »

Selon son frère, sa soeur et ses ses amis qui ont défilés à la barre, Geoffrey Simoncini est un gentil garçon mais très influençable, c'est un suiveur, « il cherche toujours quelqu'un pour faire comme lui ». Aucun ne peux imaginer qu'il puisse se montrer violent. Ce sont les mauvaises rencontres qui l'ont amené là...

Les plaidoiries commenceront ce lundi 21 janvier, d'ores et déjà, la défense de Gabriel Place a annoncé qu'elle demanderait de répondre « oui » à toutes les questions sur sa culpabilité qui seront posées aux jurés.

 

 

 

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