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Mons : Martin détrône Di Rupo. Ecolo est incontournable à moins que ...

Publié le 15 octobre 2018 à 11:43 lun 15/10/2018 - 11:43

La fin de campagne aura été tendue et houleuse au sein de l'équipe socialiste. Qui de Elio Di Rupo ou de Nicolas Martin allait remporter ce duel fratricide annonciateur d'un changement de génération à Mons. Les premières tendances affichées ce dimanche 14 octobre soir d'élection se seront rapidement confirmées. Nicolas Martin (10.681) réalise un meilleur score personnel qu'Elio Di Rupo qui avec 7664 voix perd plus 7000 par rapport à 2012 ... Seconde victoire, il maintient la majorité absolue d'un fil (23 sièges sur 45). Le changement de génération semble donc opéré à Mons ainsi que l'arrivée d'une autre vision pour l'avenir de la ville. Nicolas Martin l'avait bien annoncé dans sa campagne : « Je recentrerai l'action communale sur ce qui touche directement les citoyens ».

Les verts auront leurs exigences

Grand vainqueur de cette soirée en doublant leur nombre de sièges (6), les verts montois réalisent un score historique pour leur formation. Charlotte de Jaer a maintenant toute la liberté de négocier son entrée dans l'exécutif avec 2 échevins. Mais il faudra attendre la décision des socialistes d'ouvrir cette majorité toujours absolue. S'il le fait, le PS devra également composer avec les exigences des verts qui sur la politique des parkings et celle de la sécurité ne partagent certainement pas les mêmes visions que la formation de Nicolas Martin. Une autre coalition pourrait s'annoncer : Nicolas Martin irait rechercher les élus MR de la liste Mons en Mieux et se débarasserait ainsi des gênants Bouchez et Bouillon ... A voir

MeM s'impose

Georges Louis Bouchez apparait lui aussi même s'il n'a pas réussi son pari de faire éclater la majorité absolue socialiste, comme un des gagnants de cette élection 2018. D'abord par son score personnel de 4.976 voix contre 2.550 en 2012 et surtout avec ses 3 nouveaux élus au sein de l'assemblée montoise. A noter que deux ténors libéraux montois sortent de l'assemblée, Jean Marc Lecocq et Emmanuël Tondreau ne sont pas élus. Les appels du pied de Georges Louis Bouchez vers Ecolos ne devraient par contre pas être suivis dans les faits ni d'ailleurs la création d'un regroupement massif de l'opposition (MeM-Ecolo-PTB-Agora). Notons le score plus qu'honorable de la transfuge du CDH Opaline Meunier qui réalise 1727 voix.

Et de 3 pour le PTB

Le PTB engrange lui aussi une belle avancée avec 3 élus (contre 1 en 2012). Le PTB jouit certainement des retombées du charisme de son chef de file John Beugnies. Le parti des travailleurs s'installe confortablement sur les sièges de l'opposition sauf appel peu probable de la majorité socialiste.

CDH dans la tourmante

Savine Moucheron est la (grande) perdante de ce scrutin. Malgré un changement de nom Agora – CDH, un programme original et une campagne réussie, la formation perd un siège et poursuit une descente aux enfers entamée en 2012. Parmi les premières victimes de ce mauvais résultat, Guillaume Hambye qui perd son siège. 

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