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Mons-Borinage: Une terre fertile pour les champs photovoltaïques

Publié le 20 octobre 2020 à 16:18

Tertre, Quaregnon, Mons, Hensies... Les champs de panneaux photovoltaïques se multiplient dans notre région. Trois nouvelles demandes de permis d'urbanisme viennent d'être déposées à la Région Wallonne par une même société. A se demander finalement  si la législation wallonne prévoit un cadre bien défini pour ce genre de grand projet... 

 

41.000 panneaux solaires à Nimy, 22.000 à St Denis, 78.000 aux Sartis… Décidément, la terre de Mons Borinage semble de plus en plus fertile au développement du photovoltaïque. Derrière ces trois projets, une même société. Perpetum Energy qui a déposé simultanément plusieurs demandes de permis d’urbanisme auprès de la région wallonne. 

 

" La superficie de ces champs couvre plusieurs hectares, ce n'est pas un impact négligeable en terme environnemental", nous indique Benoît Renier, responsable de la cellule urbanisme au Cabinet du Ministre wallon Willy Borsus.

 

Pourtant le permis d’urbanisme délivré pour les champs de panneaux photovoltaïques ne nécessite pas d’étude d’incidence environnementale. A croire finalement que le cadre législatif wallon concernant le photovoltaïque reste encore très vague à ce jour… 

" Vu le volume de ces parcs et l'ampleur des demandes, il y a, à mon avis, des choses qui devront être précisées au niveau du cadre législatif. Mais à ce stade, on n'a pas un cadre encore bien défini comme pour l'éolien (...) Il faut qu'il y ait des précisions qui soient apportées pour bien encadrer tous ces projets ", reconnaît encore Benoît Renier.                             

Autre aspect à prendre en compte: le recyclage des ces panneaux, prévus pour une durée de vie de 25 ans. Tout dépend en fait des générations. 

 

" La seconde génération de panneaux photovoltaïques a un meilleur rendement et une durée de vie plus longue (...) Malheureusement, ce type de panneaux utilise des métaux qui peuvent être toxiques ", précise Fabienne Delaunois, professeure et cheffe du service de métallurgie à l'UMONS.

 

Bref, tant au niveau environnemental que législatif, de nombreuses incertitudes planent encore au-dessus de ces champs de panneaux photovoltaïques qui poussent pourtant comme des champignons. Voilà qui encourage peut-être les sociétés à développer très rapidement leurs projets…    

 

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