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La ville de Mons ne quittera pas HYGEA

Publié le 24 novembre 2020 à 18:36 - Mis à jour le 24 novembre 2020 à 20:55 mar 24/11/2020 - 18:36

Le conseil commun regroupant les conseillers de la Ville de Mons et ceux du CPAS a ouvert les débats de cette soirée politique montoise juste avant de laisser la place au conseil communal proprement dit. Les premiers échanges ont traité du seul point à l’ordre du jour de ce conseil commun : le transfert d’activité du CPAS de Mons vers l’intercommunale CHU PMB (Centre hospitalier universitaire et psychiatrique de Mons-Borinage).

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Ce transfert d’activités et de compétences touchant directement les services de soins à domicile ACASA, les maisons de repos et MRS et les crèches du CPAS sera actif dès le 1er janvier 2021. Pour la majorité PS-Ecolo, il s’agit clairement d’une opération qui renforce et améliore les services à la population tout en consolidant la position de l’intercommunale CHU PMB et  son caractère de service public. Le CPAS de son côté concentrera son activité sur ses missions liées principalement à l’insertion socioprofessionnelle . 

Services sociaux élargis à la région

Le passage des services ACASA au sein de l’intercommunale permettra également d’élargir ses actions à l’ensemble de la population de Mons et du Borinage, d’augmenter ses activités et ainsi limiter les risques de déficit financier avec le renforcement d’un pôle d’agents communs. Les activités des maisons de repos, des maisons de repos et de soins et des crèches seront elles aussi intégrées à un développement sur l’ensemble de la région. 

"Il s’agit d’une opération intéressante pour la ville et l’intercommunale qui permettra de développer des services en aval de l’hospitalisation. Elle garantira l’activité d’Ambroise Paré suite à la création du futur pôle hospitalier régional". Nicolas Martin - PS, bourgmestre de Mons.  

L’opposition a marqué son inquiétude sur les conséquences du transfert de ces services. La question est  financière pour Mons en Mieux qui relève le problème en cas de déficit de l’opération à charge du CPAS si le montant est supérieur à 1 million 200.000 €. 

John Beugnies pour le PTB s’est lui inquiété de la capacité de contrôle des conseillers du CPAS sur les matières transférées. Cela ne démontre t-il pas a souligné le conseiller John Beugnies, un manque de moyens affectés aux services sociaux du CPAS.

La ville ne quittera pas HYGEA

Le nouveau mouvement social au sein de l’intercommunale Hygea s’est invité au sein des discussions du conseil communal. Pour rappel, la semaine dernière des actions perturbant la collecte en porte-à-porte étaient menées par les travailleurs afin qu’une prime Covid soit étendue à l’ensemble du personnel. Pour l’opposition Mons en Mieux, le conseiller Georges Louis Bouchez s’est d’abord étonné de cette revendication alors que le travail de ramassage ne lui semble pas différent en cette période de pandémie et ne justifie donc pas une prime.

« Cette mentalité syndicale devient ingérable pour les communes. Je demande une fois encore la sortie de la ville de Mons de l’Hygea. Avec une société privée de ramassage cela n’arriverait pas. Ces mouvements sont du fait de quelques trublions qui ne pensent pas à l’intérêt général ni à celle de leur société ». Georges Louis Bouchez - MeM, conseiller communal 

 

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La réponse de la majorité ne s’est pas faite attendre. Quitter l’intercommunale Hygea coûterait à la ville une vingtaine de millions comme droit de sortie a souligné le bourgmestre Nicolas Martin. Cette option ne prend absolument pas en compte les conséquences financières désastreuses pour le citoyen. Nous préférons poursuivre le travail avec HYGEA dans le dialogue avec la volonté d’améliorer les services.  

« Les contacts entre la ville et l’intercommunale sont constants. Un nouveau système de collecte est à l’étude et verra bientôt le jour. Il ne faut pas nier les trublions au sein des équipes mais nous privilégions la concertation sociale et le dialogue ». Charlotte De Jaer - Ecolo, échevine de la propreté 

L’amélioration du cadre de vie figurait également à l’ordre du jour du conseil communal avec la redéfinition de la place Nervienne en zone de rencontre et de convivialité. La mission de l’auteur de projet sera de structurer cet espace dont l’avenir a souvent posé question au sein du conseil. 

Fini le projet d’un parking sousterrain avec le souhait de l’échevine écolo Catherine Marneffe d’y créer un lieu convivial pour accueillir entre autre le marché dominical, les festivités de la Saint Jean ou encore les forains. L’auteur de projet « à désigner » aura pour mission d’améliorer la mobilité et d’y intégrer du mobilier urbain, des bulles à verre ou encore des bornes de recharge pour vélos et voitures électriques.

« Il s’agit d’une première phase dans la politique de rénovation du bas de la ville privilégiant la mobilité douce tout en conservant le stationnement sur la voirie jouxtant la place. Il s’agit d’un marché public intégrant une clause éthique et environnementale». Catherine Marneffe - Ecolo, échevine de la transition écologique

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En ce qui concerne la réfection des casemates, l'autorité communale précise qu'elles appartiennent à la région wallonne. "Nous ne sommes pas intéressés par un quelconque rachat..." précise le bourgmestre Nicolas Martin car les travaux de rénovation coûteraient trop chers. Le projet de la place Nervienne sera lui financé à 50 % par les fonds européens, 40% par la région wallonne. 10 % de la rénovation à venir sera à charge de la ville de Mons.

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