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Grand-Hornu - Johan Muyle: l'art de surprendre et de questionner

Publié le 11 janvier 2021 à 16:41

On vous emmène au Grand-Hornu à la découverte de la nouvelle exposition du MAC'S. "No room for regrets", pas de place pour les regrets, revient sur l'oeuvre singulière et surprenante de Johan Muyle. Dans cette rétrospective, l'artiste, originaire de Charleroi, nous présente des créations interpellantes, confrontant l'homme à l'histoire, à la société et à la mort...    

Au centre de l'arène, une rhinocéros à la corne coupée qui se déplace très lentement. Intitulée "L'impossibilité de régner", cette sculpture symbolise la monarchie dépassée en se référant à cet épisode où le roi Baudouin a été dans l'impossibilité de régner durant 24 heures... Ainsi sont les oeuvres de Johan Muyle: surprenantes, singulières, questionnantes. 

"Je ne suis pas un militant mais j'évoque travers de mes oeuvres des questions liées au monde. Je ne me sens pas en droit de m'extraire du monde. Je me dis parfois que si chacun avait cette même préoccupation du monde, il irait peut-être parfois mieux", nous précise Johan Muyle. 

Parmi les questionnements, on retrouve notamment dans l'exposition le radicalisme de l'islam et le terrorisme dans cette installation qui confronte des scènes du film "Singing in the rain" à l'exécution de Saddam Hussein.

"Cela évoque, d'un point de vue américain, la perte d'une certaine candeur, bien présente dans le film "Singing in the rain", où tout est beau, même s'il pleut. J'ai remplacé la pluie qui tombe du ciel par une pluie de sang (...) Et le spectateur est quelque part mis en jeu, dans les coulisses, car sa propre ombre va également prendre place à un certain moment sur l'écran", poursuit l'artiste originaire de Charleroi. 

Il faut dire que Johan Muyle aime jouer avec le spectateur, en créant des performances mais aussi des sculptures motorisées qui s'animent automatiquement grâce à la détection des mouvements.  

"Cette manière de travailler avec des séquences de mise en mouvement me permet de capter l'attention du spectateur en le plaçant dans un autre temps. Il y a effectivement aussi une part d'humour mais qui tient plus de l'ironie", nous avoue le sculpteur. 

Un regard ironique qui questionne le monde d'une manière pertinente et singulière. "No room for regrets" est donc à découvrir au MAC'S jusqu'au 18 avril.   

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