A quelques heures de la rentrée des classes de secondaire, il y a dans les écoles des professeurs qui ont la tâche, un peu fastidieuse, de confectionner les horaires. Une tâche rendue encore plus délicate cette année suite à la réforme.
Les enseignants du degré supérieur presteront désormais 22 heures au lieu de 20, ce qui entraîne une redistribution des charges horaires. Exemple à l'Athénée Royal de Mons.
Etablir les horaires, c’est une charge particulière : il s’agit de faire coïncider dans un ensemble le plus harmonieux possible, les emplois du temps de tous les enseignants en charge, croisés avec les options retenues par les élèves. Aujourd’hui, avec l’augmentation du volume d’heures à 22 au lieu de 20 pour les enseignants du degré supérieur, il s’agit de jongler avec des réalités aux conséquences cruelles pour des enseignants en déficit horaire.
Pour les enseignants temporaires prioritaires, la rentrée est toujours source d’inquiétude. Dans quelle école vais-je enseigner ? Quelle matière ? A quels élèves ? Autant de questions que partageront désormais avec eux les enseignants nommés.
Et ces nouvelles dispositions ne seront pas sans conséquence pour les élèves qui vont pour la même matière, le français par exemple, à raison de 5h par semaine, cumuler deux enseignants, dans une continuité pédagogique dont les contours restent à définir.
Heureusement, la solidarité entre horairistes des différents établissements fonctionne plutôt bien. Tous se concertent pour que les emplois du temps puissent être complétés en tenant compte des déplacements d’une école à l’autre pour ceux qui n’auront pas d’autre choix que de cumuler.
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