Après les élèves de l'enseignement obligatoire, ce sont les étudiants du supérieur qui font leur rentrée, une rentrée marquée par l'augmentation du minerval mais aussi par d'autres défis pour la formation. Exemple à la Haute école en Hainaut, à Mons.
C’est le premier jour de la rentrée et ils sont encore une quinzaine à attendre leur tour pour l’inscription. Ce ne seront pas les derniers. Pour diverses raisons, les étudiants attendent de plus en plus longtemps à se décider. Mais quel que soit le timing, le montant du minerval sera désormais de 1194 euros pour 60 % d’entre eux.
« Nous on avait un minerval de base, en fonction des années, le minerval s’élevait à 680 euros et là on passe à 1200 euros. Ca fait une différence énorme et ça fait peur pour la suite » souligne Coraline Tarter, étudiante en 3ème éducateur spécialisé.
Pour s’en sortir justement, il faut éplucher les conditions d’accès aux réductions. Certains y ont déjà prêté attention, d’autres pas.
« Moi , je suis boursière de l’année passée et j’ai fait ma demande, ça devrait passer mais il y a des questions au cas où ça ne passe pas. Comment va-t-on faire ? » se demande Luna Legrand, étudiante en 2ème accueil et éducation du jeune enfant.
« Elle avait été inscrite dans une autre école, c’était moins. Si j’ai bien compris ça dépend des revenus, donc on va regarder car le montant de 1200 euros c’est pour les plus hauts revenus» indique Cécile Sardon, maman d’une élève.
Jusqu'à présent, l'augmentation du minerval n'a pas d'impact sur le nombre d'inscriptions à la HEH. Les chiffres définitifs ne sont pas encore connu mais des tendances se dégagent selon les filières.
Indépendamment du montant du minerval, d’autres facteurs influencent le nombre d’inscrits dans certaines filières. Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus mais des tendances se dégagent.
« Il y a une grande stabilité, voire une hausse en ce qui concerne les assistants sociaux. Le département des sciences et des technologies, l’ISIMS, se porte très bien, avec une école d’ingénieurs très stable au niveau des chiffres » poursuit Christophe Brion.
Et cette stabilité se marque aussi pour la section éducateur spécialisé, le bachelier en accueil et éducation du jeune enfant et la formation des instituteurs. La formation des enseignants du degré secondaire inférieur fléchit elle copieusement.
« C’est la soupe à la grimace pour le master en enseignement, section 3. Toutes les sections baissent de façon significative, sauf les langues germaniques» poursuit Christophe Brion, nouveau Président Directeur de la HEH.
Ce sera donc là le défi à venir pour celui qui est devenu le nouveau Directeur-président de la Haute école en Hainaut, d’autant que la fin du gel des financements des masters en enseignement s’annonce. Il faudra sans doute revoir l’offre des formations dans les années à venir.
Sur le même sujet
Recommandations
Le roi Philippe à Jemappes pour découvrir le nouveau Centre de compétence Forem Environnement
Emploi - Construire son avenir en découvrant des métiers
Cuesmes : des stagiaires rénovent le futur magasin social du CPAS de Mons
Hausse du minerval : les étudiants des écoles d’art préparent la suite de la contestation
Hausse du minerval : les étudiants montois manifestent à Bruxelles
Nimy : ALDI mise sur la région montoise avec un 5e magasin et un centre de formation
Vélo en centre-ville : les bons réflexes pour circuler en toute sécurité
UMons : à la rencontre du très probable futur recteur de l'université