La centrale de repassage d'EkoServices à nouveau dans l'actualité! Sa fermeture avancée au 15 septembre a provoqué une grève ce lundi matin, avant que la direction n'avance une nouvelle solution temporaire.
Elles sont une petite dizaine sur le parking de la centrale de repassage d’EkoServices à Cuesmes. Sans informations précises sur leur avenir, ces repasseuses sont partie en grève. La goutte qui a fait déborder le vase ? Une nouvelle date de fermeture de leur outil de travail, annoncée au beau milieu des vacances et sans informations complémentaires.
« Dans une semaine, on annonce une fermeture mais il n’y a aucun document. On ne sait pas ce que vont devenir ces femmes. Dans l’incertitude la plus complète, elles viennent travailler. Il y a du chômage temporaire et pourtant des mannes s’accumulent ; elles ne comprennent pas pourquoi elles sont au chômage économique et elles ne savent pas ce qu’elles vont devenir la semaine prochaine » explique Laurence Semoulin, Permanente CSC.
Face à cette situation, l’administrateur de la structure a dialogué avec les principales concernées. Et il a avancé plusieurs solutions, document à l’appui, pour maintenir la centrale de repassage au-delà du 15 septembre.
« La bonne nouvelle de ce matin, c’est qu’on s’est engagé à la poursuivre jusqu’à minima fin mars, car c’est l’échéance de ce bâtiment-ci. D’ici-là, on aura davantage de temps pour analyser une petite restructuration ou une nouvelle implantation en région montoise qui sera plus à taille humaine et plus humble » indique Eric Guyot, Administrateur-délégué d’EkoServices.
Mais cette nouvelle ne rassure pas vraiment, d’autant que le fondateur d’EkoServices annonce en parallèle une augmentation des suppléments horaire payés par les clients de la centrale de repassage.
« Le délai du 31 mars ne tiendra pas car le client ne sera plus là ! Un supplément de 4 euros, c’est énorme ! On a déjà dur à 2,50 euros, on a déjà perdu énormément de clients, en sachant qu’on a des concurrents qui ne demandent aucun supplément » s’inquiète Gisèle Presti, Déléguée FGTB Eko services.
L’avenir de la centrale de repassage d’EkoServices est donc à nouveau incertain, même si l’administrateur- délégué se veut rassurant pour le personnel attaché à ce service..
« Vous avez ce qui s’appelle 6 équivalent temps plein pour 10 à 12 personnes qui sont toujours sous contrat de travail et qui le resteront sans aucun souci » indique Eric Guyot.
Le secteur des titres-services est en pleine mutation, avec une réforme dans les cartons du gouvernement. Des adaptations seront sans doute nécessaires.
Suite à une nouvelle réunion cet après-midi, les travailleuses ont eu la confirmation de la prolongation de leur activité jusqu'en mars 2027. Le travail reprendra donc demain mardi, mais toujours avec un chômage économique de deux jours semaine.
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