En février, Mons remportait le challenge du patrimoine avec son pavillon renaissance, unique exemple d'architecture civile de l'époque. Les 25.000 euros du prix ne suffiront pas à sauvegarder ce petit bâtiment. De nouvelles idées sont donc lancées...
Souvenez-vous, c’était le 10 février dernier. Mons décrochait le challenge organisé par l’Institut du patrimoine artistique, avec un élément rare : un pavillon Renaissance daté de 1531. Le prix de 25.000 euros a pour but de sauvegarder et restaurer ce petit bâtiment. Mais le service urbanisme de la Ville, porteur du projet, est bien conscient que la somme obtenue ne sera pas suffisante.
« C’est clair 25.000 euros ce n’est pas suffisant pour pouvoir le restaurer et le refaire vivre et donc on essaie de démultiplier les actions pour le faire connaître et trouver des mécènes. Aujourd’hui cela passe par la communication. On a lancé des pages sur les réseaux, notamment Instagram et LinkedIn et à côté de ça, on participe à d’autres concours » explique Maxime Pourtois, Echevin du patrimoine à la Ville de Mons.
Et ce concours s’appelle Patwal. Le dossier du pavillon a été retenu et sera présenté devant un jury le 27 août prochain. Le prix potentiel à remporter se monte à 10.000 euros. Pour le concours, plusieurs actions ont déjà été entreprises, à commencer par l’appel au mécénat au travers de la campagne Make something extra ».
« Le propre du patrimoine, c’est de considérer qu’il appartient à tout le monde. L’idée c’est donc de trouver des gens qui pourront nous aider, nous Ville de Mons à restaurer ce trésor et à faire en sorte qu’il puisse retrouver son lustre d’antan. Pour ça, ça va passer par des mécènes, on l’assume parfaitement et surtout on en cherche » poursuit l’échevin.
Pour faciliter cette campagne et renforcer l’adhésion du public, un double numérique du pavillon sera réalisé, en collaboration avec le Click. Cette numérisation permettra de faire renaître le pavillon, démonté depuis 1955. Plus personne n’en a de souvenirs concrets sauf au travers des photographies existantes. Le service urbanisme imagine déjà d’autres utilisations.
« Ce modèle numérique du pavillon, nous voulons l’utiliser pour une exposition et pouvoir à la rencontre du plus jeune public et avoir un véritable projet pédagogique. Nous voulons aussi développer des synergies avec la Faculté d’architecture de l’UMons » souligne Christian Leriche, responsable du service urbanisme à Mons.
Ces actions permettront aussi de poursuivre l’étude du pavillon renaissance. Récemment, un professeur d’université en a trouvé le commanditaire, un échevin montois maître de la confrérie des Drapiers. Mais il reste à découvrir et surtout un petit bâtiment à relever, avec une date butoir.
« On s’est fixé la date de 2031 pour clôturer le projet. Pourquoi ? Parce que le pavillon construit en 1531 fêtera alors ses 500 ans et notre objectif c’est donc de la présenter au public pour son 500ème anniversaire » sourit Christian Leriche.
L’aventure du Pavillon Renaissance se poursuit donc avec l’aide de chacun, afin de créer une véritable communauté autour de sa nouvelle destinée.
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