Des vélos électriques partagés sont installés dans l'intra et l'ex-muros de Mons. D'ici la mi-septembre, il y en aura 500 au total. La Ville entend gonfler son offre en mobilité douce, pour rendre proposer des alternatives aux petits trajets en voiture.
Une application, un QR code scanné, un vélo débloqué et c’est parti. Depuis le 13 juillet, 200 vélos partagés sont installés un peu partout dans l’intra et l’extra-muros. Développer l’offre des deux roues est une ambition de la Ville.
"Pour des personnes qui pourraient faire le trajet de leur domicile à leur lieu de travail le matin et le soir. Il y a toute une série de propositions qui sont faites et qui s'adaptent finalement à tous les publics. Des travailleurs, mais ça peut être des étudiants, ça peut être des touristes, ça peut être des promeneurs", explique Catherine Houdart, échevine de la Mobilité à Mons
Mi-septembre, pas moins de 500 vélos partagés seront disponibles au total. Parmi les publics cibles, les étudiants qui doivent transiter parfois d’un campus à l’autre.
"On a un partenariat avec les universités, que soit l'UMons ou la Fucam pour que les étudiants puissent aussi utiliser ces vélos et circuler plus librement en ville", ajoute Catherine Houdart.
Comme pour tout moyen de transport partagé, les vélos doivent être pris et redéposés aux endroits qui leur sont réservés. Ils sont limités à 25km/h et leur vitesse est réduite automatiquement dans certaines zones. Rendre plus accessible ce type de déplacement est plutôt positif pour Pro Vélo, qui propose des locations de courte durée. Ici, on ne voit pas Dott, société privée, comme un concurrent.
"Pour nous, c'est assez positif parce que ça rend le vélo plus visible dans l'espace public. On remarque que ce n'est pas nécessairement le même public qui vient chez nous. Le public des vélos partagés, ça va plutôt être des personnes qui vont utiliser le vélo pour des micro trajets, peut être une fois par jour ou une fois par semaine, alors que chez nous, c'est plutôt des cyclistes quotidiens qui vont utiliser leur vélo pour plusieurs déplacements sur la journée, des déplacements plus longs", commente Lucie Quinet, chargée de projet chez Pro Vélo
Ouvrir le champ des possibles à vélo comporte aussi des risques, surtout en ville. Sensibiliser aux bonnes conduites, via des formations, reste important.
"En ville, il y a beaucoup d'usagers, il y a des piétons, il y a d'autres cyclistes, il y a pas mal de voitures, des endroits où on ne sait pas spécialement comment se positionner à vélo pour se mettre en sécurité, être conscient de ce qu'on peut faire est ce qu'on ne peut pas faire. Et tout simplement aussi connaître le code de la route en tant que cycliste, ça peut être intéressant", poursuit Lucie Quinet
L’initiative pourrait à terme aider à désengorger le centre-ville. Un bilan sera déjà réalisé dans 6 mois par la Ville de Mons. Le projet est financé par la société privée qui fournit ses vélos.
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