C'est l'image de ce mardi 12 mai : une marée humaine dans les rues de Bruxelles. En front commun syndical, une manifestation s'est tenue pour s'opposer au gouvernement fédéral. Et parmi les manifestants, des centaines de militants de Mons-Borinage.
La tête du Premier ministre caricaturée. Déformée. Un symbole aujourd’hui de la colère des syndicats qui dénoncent un manque d’écoute et de concertation de la part du gouvernement fédéral.
"On n'est pas d'accord sur le fait de travailler jusqu'à 67 ans. Le fait que les indexations vont être plafonnées et le manque de personnel dans le service public", explique Christel Poilvache, permanente SLFP ARL
Pensions et indexation des salaires figurent donc parmi les points d’achoppement entre l’Arizona et les organisations syndicales. Elles jugent anti-sociales et anti-travailleurs toutes les mesures prises depuis 2024.
"La volonté de faire changer les choses ne faiblit pas non plus, parce que c'est de cela qu'il s'agit aujourd'hui. C'est de montrer qu'il y a des alternatives possibles. Oui, la situation budgétaire est difficile. Nous avons mis, avec l'ensemble des organisations syndicales, 1 milliard de propositions sur la table. J'ai envie de dire servez vous, faites votre choix, mais ne nous dites pas qu'il n'y a pas d'alternative possible", commente Marie-Hélène Ska, secrétaire générale CSC
Cette marée humaine rassemble entre 40 et 70 000 personnes dans les rues de Bruxelles. Des militants venus d’un peu partout en Belgique. Flandre, Liège, Namur ou encore Charleroi. Plusieurs centaines de personnes ont aussi pris leur départ à Mons.
"C'est important de se mobiliser et s'il faut encore faire ça longtemps, on le fera longtemps. Parce que malgré tout, c'est important pour nous, pour notre avenir, pour les jeunes qui nous suivent. On a toujours ce truc de dire que la grève, ça sert à rien. Mais si on ne fait rien, c'est sûr et certain que ça servira à rien", ajoute Marine Lunetta déléguée syndicale CGSP
"On veut montrer au gouvernement qu'on ne lâchera pas. Depuis l'installation de ce gouvernement, tous les jours, on se lève le matin en se demandant quelle mesure sociale, en tout cas antisociale, va être mise sur la table. C'est une catastrophe sociale pour l'ensemble des travailleurs et des non travailleurs. D'ailleurs, tout le monde est impacté. Je crois que plus que jamais, on doit encore être la dans la rue", dit LAurence Semoulin, permanente CSC
Après les discours, les milliers de manifestants se sont mis en route. Ils ont défilé à travers la capitale. En ayant une conviction : il est encore temps de changer les choses.
"Tout à fait, sinon on ne serait pas ici depuis 7h du matin pour dire qu'on n'est pas d'accord !" conclut Christel Poilvache, permanente SLFP ARL
Jusqu’ici, l’Arizona de Bart de Wever n’a pas changé sa trajectoire. Le nouveau projet de loi concernant les pensions doit d’ailleurs être votée en plénière à la Chambre ce mercredi.
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