Après le choc, l'acceptation. Plusieurs travailleurs de l'ALE de Quévy se sont réunis hier à la CSC. Objectifs : comprendre quand il pourront percevoir leur dernier mois de salaire et compléter leurs dossiers de demande de chômage.
Du jus d'orange et quelques biscuits offerts par leur syndicat, c'est tout ce à quoi ces anciens travailleurs de l'ALE de Quévy auront droit ce mois-ci. La faillite de l'entreprise a été prononcée au 31 août, et le salaire de leur dernier mois de travail est temporairement bloqué par le fond de fermeture.
Ils sont donc sans aucune ressource le temps que leur demande de chômage soit acceptée. Un coup dur, d'autant plus que les anciens employés de l'ALE de Quévy sont pour la plupart des femmes. Temps partiels, pauses carrières, plusieurs d'entre elles n'auront pas droit à des allocations de chômage complètes.
La CSC et les travailleurs dénoncent un manque d'anticipation et de communication du président de l'ALE. La faillite avait été annoncée il y a plusieurs mois, mais la date du 31 août n'a pas été communiquée à temps aux travailleurs. La plupart des travailleurs ont donc presté bénévolement une, voire deux journées de travail. Dans un échange de mails que nous a transféré la CSC, le président de l'ALE renvoie la balle au curateur, puis à la CSC elle-même, affirmant ne pas pouvoir prévenir lui-même les travailleurs de la faillite.
Une quarantaine d'employés sont ainsi laissés pour compte par l'ALE de Quévy. Beaucoup ont déjà retrouvé du travail mais les circonstances et les causes de cette faillite laissent à tous un goût amer.
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