Un mois et demi après le passage de la tempête, Honnelles porte encore des stigmates de dégâts. La Grande Honnelle est toujours obstruée par des arbres tombés. Les agents de la Direction des Cours d'eau non navigables travaillent à dégager les lieux.
Un tronc d’arbre de plusieurs mètres de long directement sorti de la Grande Honnelle. C’est le travail de ces agents depuis plusieurs jours, aux abords du bois du Caillou qui Bique. Ils dégagent la rivière encombrée par les arbres tombés lors de la tempête du 27 juin dernier.
"Ici, ce n'est qu'une infime partie de ce qu'on a retiré, sur à peu près 300 mètres. Nous sommes occupés ici sur un secteur de plus ou moins un kilomètre et demi. Il y en a autant et il y en aura encore autant la semaine prochaine. Parce que c'est un travail de longue haleine, il y a tellement d'embâcles. Embâcles, ça veut dire des bouchons créés par des arbres tombés", explique Laurent Rocrelle, agent technique à la Direction des Cours d'eau non navigables.
Cette nuit-là, Honnelles a été particulièrement touchée. Il a fallu déblayer de nombreux sites, dont celui-ci qui appartient à plusieurs partenaires: Région, Province, commune et même propriétaires privés. Un travail qui a demandé une coopération entre tous les services.
"Les agents de terrain rapportent que c'est quelque chose qu'ils n'ont pas vu depuis très très longtemps et donc il y a eu clairement sur l'ensemble de la zone, ici, la région la plus touchée, avec des dégâts dans les forêts importants. Donc on a dû vraiment mobiliser toutes les énergies pour intervenir, pour dégager les sentiers, pour couper ou faire tomber les arbres qui étaient menaçants", commente François Otten, chef du cantonnement de Mons au sein du département Nature et Forêts du SPW.
Cette intervention dans la rivière est essentielle pour préserver les animaux, notamment les poissons qui y vivent. Mais aussi pour préserver les habitations aux alentours
"Le niveau monte à certains niveaux. Et ça, on ne peut pas se le permettre. Pour la faune et également pour les riverains qui risquent d'avoir dans les prochains jours, peut-être, on ne sait jamais, avoir des crues et être à nouveau inondés", ajoute Laurent Rocrelle, agent technique à la Direction des Cours d'eau non navigables.
L’épisode de juin nous rappelle que la nature peut se déchaîner à tout moment, mais des initiatives sont mises en place pour tenter de limiter aux maximum les conséquences
"On peut travailler à ce que la forêt soit dans la meilleure santé possible et c'est ce que on essaye de faire au niveau de la Région wallonne. Une forêt en bonne santé va mieux résister. Des arbres qui ne sont pas déjà malades vont moins vite tomber. Quand il y a un sous bois qui est abondant et où il y a suffisamment d'humidité, il y a moins de sécheresse, donc moins d'arbres sensibles également. Et donc on fait aussi des différents essais avec des essences locales qui sont bien enracinées. Donc c'est vraiment très important d'avoir de la diversité dans les forêts", explique François Otten, chef du cantonnement de Mons au sein du département Nature et Forêts du SPW.
Les agents estiment avoir encore besoin d’au moins 7 jours pour libérer la Grande Honnelles. Une grande partie des arbres sortis de l’eau sera réduite en copeaux.
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