L'étoile de Bonté - Une situation de plus en plus critique !

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1 an plus tard, la situation n'a toujours pas changé pour le refuge “L'étoile de Bonté“. Les 60 places du refuge sont occupées, le nombre d'abandons explose ! L'établissement tire donc la sonnette d'alarme et espère que les politiques trouveront des solutions pour aider financièrement les refuges animaliers...

Lola, Jazz et Maxime, voilà les noms des droits derniers pensionnaires arrivés à l'étoile de bonté. Trois chiens au passé douloureux et malgré le manque de place, le refuge ne pouvait tout simplement pas ne pas leur venir en aide.

 

"Lola, c'est un chien qui a été trouvé à côté du cadavre de sa maîtresse, c'est une situation particulière, mais le physiquement chien était dans un état épouvantable. Jazz, lui, a été accroché à un piquet et a été abandonné, quand on nous l'a amené, il était dans un état catastrophique. Et Maxime, lui, c'est un vieux chien qui a été maltraité et qui est porteur d'une tumeur, et malheureusement, vu que le chien nous a été apporté, on ne peut rien faire contre son ancien propriétaire !“ fulmine Philippe Lengelet, responsable du refuge “L'étoile de Bonté.“

2 des 3 pensionnaires ont donc été maltraités puis abandonnés, mais chaque animal présent au refuge tire derrière lui une histoire difficile. Comme Oscar l'avait vécu l'année dernière, Darko est le résultat d'une saisie judiciaire et est donc enfermé dans une cage depuis déjà cinq mois.

 

“On doit attendre que la justice suive son cours... Maintenant, pour Oscar, il a fallu attendre 2 ans et 47 jours, vous vous rendez compte ? 2 ans et 47 jours en cage, pour un chien, c'est catastrophique ! Darko, lui, est déjà enfermé depuis 5 mois, et l'histoire ne fait que commencer...“ précise Philippe Lengelet.

Quatre histoires difficiles, mais les 60 pensionnaires du refuge partagent cette souffrance ainsi qu'un autre point commun : ils vivent tous dans un refuge complet malgré les efforts des bénévoles et où les demandes d'abandons ne cessent d'augmenter.

 

“Tous les jours, des gens viennent pour abandonner leurs animaux mais on ne sait plus les prendre. Alors les gens râlent “Oui, mais je veux faire un abandon et votre refuge est plein.“ Mais c'est comme ça, il n'y a plus de places... On les redirige vers d'autres refuges, mais ils vivent des situations similaires à la nôtre. Il y a tellement d'abandons qu'il n'y a plus de places dans les refuges !“ s'indigne Philippe Lengelet.

Et alors que le refuge ne dispose d'aucun subside financier, avec ces 60 animaux, l'étoile de bonté débourse près de 4500€ par mois uniquement en frais de vétérinaire. Philippe Lengelet se tourne donc en dernier recours vers les politiques et propose certaines mesures pour aider l’entièreté des refuges animaliers.

 

“Maintenant, il faut un permis payant pour avoir un animal, pourquoi est-ce qu'on n'utiliserait pas cet argent pour alimenter une caisse qui servirait à aider financièrement les refuges ? Il faudrait aussi mettre en place une obligation de pucer les chiens, comme ça, on pourrait retrouver plus facilement les maîtres. Ce ne sont pas des solutions miracles, mais c'est déjà un début...“ explique Philippe Lengelet.

Sans solution, les conséquences pour ces animaux seraient épouvantables puisque si le refuge ferme ses portes, nombre de ces animaux devraient être euthanasiés, il est donc primordial que des solutions soient mises en place.


 


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